REFLEXION

Les dérives du printemps arabe



Alors que les émeutes reprennent en Égypte, que les milices règnent de façon inquiétante sur certaines régions de Libye et qu'un massacre impitoyable se poursuit en Syrie, certains commencent à se demander si le printemps arabe était, en fin de compte, une bonne idée. Mais souhaitons-nous réellement condamner des nations entières à vivre sous l'emprise de dirigeants comme Moubarak, Kadhafi et Assad ? La chute des dictatures militaires en Amérique latine et l'effondrement de l'Union soviétique nous ont démontré qu'il est difficile de construire une démocratie respectueuse des droits à partir de l'héritage laissé par un pouvoir autoritaire. Cependant, les peuples de la région comme la communauté internationale peuvent prendre certaines mesures pour parvenir plus sûrement à une issue positive. Les nouveaux gouvernements au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ne doivent pas oublier qu'une majorité électorale ne donne pas carte blanche. Une fois au pouvoir, les mouvements politiques qui ont été longtemps réprimés sont peut-être déçus d'apprendre que leur marge de manœuvre pour gouverner reste limitée ; c'est pourtant ce que le droit international en matière de droits humains prévoit. À l'instar de l'autocratie classique, l'orgueil démesuré d'avoir remporté la majorité peut déboucher sur une limitation des droits fondamentaux.

Said
Mardi 19 Février 2013 - 11:11
Lu 265 fois
Edito
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | Moul Firma






Edition du 15-12-2019.pdf
3.66 Mo - 14/12/2019





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+