REFLEXION

Les cordes du désespoir !



Le suicide, un phénomène ô combien tabou dans la société musulmane mais qui prend de plus en plus d'ampleur en Algérie ! Chômage, mal-vie, pressions familiales, parfois consommation de drogues et autres contraintes de l'existence sont devenus autant de facteurs déclencheurs d'une décision si radicale. Mettre fin à ses jours pour ne plus avoir à affronter ce qui oppresse ou même ce qui pèse. Certains n'arrivent plus à s'en sortir. Les chiffres sont d'autant plus alarmants si l'on considère le nombre élevé de suicides enregistrés ces dernières années ! A l'instar des autres pays, l'Algérie est confrontée de plus en plus à ce phénomène qui ne cesse de prendre des proportions alarmantes dans notre société, bien que souvent plusieurs cas de suicide aient été cachés ou simulés par une mort accidentelle. Le suicide, tenu secret aussi bien par les familles des suicidés que par les praticiens qui reçoivent dans les hôpitaux des patients qui se sont donné la mort ou qui ont tenté de le faire ! Ce tabou est brisé! La Ligue algérienne des droits de l'homme tire la sonnette d’alarme en rendant publique des chiffres concernant le phénomène du suicide en Algérie dont le moyen le plus utilisé généralement est la pendaison. Ainsi, selon cette organisation, chaque année, 1100 personnes mettent un terme à leur vie alors que 9000 en font la tentative. Il s'agit là de chiffres qui peuvent faire peur. Le bilan alarmant des cas de suicide durant le premier semestre de l’année passé, en est l’illustration. Les chiffres obtenus sont effrayants et les causes demeurent souvent mystérieuses ou insondables. Par contre, les méthodes de suicide sont multiples : arme à feu, pendaison, absorption de produits caustiques, immolation par le feu... Le nombre des personnes qui tentent de se suicider connaît une augmentation effrayante dans notre pays, d’autant qu’il s’agit de mineurs qui se donnent la mort à cause de conflits au sein de la famille, la maltraitance, la démission des parents et l’échec scolaire.
Parmi les 164 cas enregistrés par les unités de la GN, 154 sont majeurs, dont une grande partie constituée par la gent masculine, soit 120 cas contre 44 femmes suicidées. Les mineurs sont touchés aussi. Ils ont été 10 à avoir mis fin à leurs jours durant les premiers six mois de l’année 2018. Les tentatives de suicide, qui sont un signe de détresse, sont encore plus nombreuses que les suicides qui aboutissent. 274 tentatives de suicide ont été recensées durant la même période.  L’étude de la gendarmerie fait ressortir que “les femmes ont été beaucoup plus nombreuses à tenter de se suicider, avec 196 tentatives contre 78 pour les hommes”. Paradoxalement, les femmes tentent mais les hommes réussissent, selon ce rapport. Mais des spécialistes, psychologues, psychiatres ou autres s'accordent à dire que beaucoup de choses et d'initiatives peuvent être entreprises afin d'endiguer ce phénomène. Car, expliquent-ils, le suicide n'est guère une fatalité. Des solutions pour protéger les personnes qui en sont exposées existent bel et bien. Parfois, ces solutions sont beaucoup plus faciles que l'on puisse le croire.

 

Amina L
Dimanche 10 Février 2019 - 17:46
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Edito
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