REFLEXION

Les bienfaits avérés de la musique



Les effets positifs du rythme et de la mélodie sont désormais reconnus par l’OMS : réduction de l’anxiété et de la douleur, baisse de la tension artérielle, diminution de certains effets secondaires. Et même réparation cérébrale chez des grands prématurés… La musique. Qu'on l'écoute ou la pratique, en solo ou en groupe, celle-ci nous fait incontestablement "du bien". Au point que l'Organisation mondiale de la santé (OMS), convaincue de ses bienfaits, a publié voici quelques semaines un rapport consacré à ses effets - et à celui de l'art en général - sur l'amélioration de la santé et du bien-être. "L'approche dite de musicothérapie, d'inspiration psychanalytique à ses débuts dans les années 1970, est restée longtemps purement empirique. Certains ont pu, à l'origine, exagérer ses effets ou mal les interpréter ", détaille le Pr Hervé Platel, neuropsychologue à l'université de Caen Normandie, l'un des premiers chercheurs en France à avoir utilisé les techniques de neuro-imagerie pour étudier les effets de la musique sur le cerveau. De fait, les pratiques n'ont pas toujours été évaluées ni standardisées. Mais au fil du temps, mélodies et rythmes ont imposé leurs capacités à soulager, aidé, accompagner, à nous toucher parfois même jusqu'au frisson. Sans pour autant guérir. Afin de vérifier ses effets sur le bien-être des patients, les spécialistes de l'OMS ont analysé près de 900 études. Et la liste qu'ils sont parvenus à établir est longue : réduction de l'anxiété et de la douleur, baisse de la tension artérielle, diminution de certains effets secondaires dus aux traitements anticancéreux (nausées, fatigue). Avec la danse, c'est l'amélioration des scores de motricité de personnes atteintes de la maladie de Parkinson ou victimes d'un accident vasculaire cérébral (AVC) qui a été constatée. Quant au chant, il permet de mieux rééduquer la fonction respiratoire et le langage. Sans oublier une amélioration de la qualité de vie pour l'ensemble des malades et des conditions de travail pour les soignants, ravis de ces pauses musicales. Résultat : de nombreux services hospitaliers font désormais appel en France à la musique sous toutes ses formes : unités de néonatalogie, pédiatrie, gériatrie, mais aussi neuropsychiatrie, rééducation neurologique, soins palliatifs, centres antidouleur, blocs opératoires, salles de réanimation, urgences… Une diversité que l'on retrouve dans les modes d'intervention, qu'il s'agisse d'interprétation en direct par des musiciens ou d'écoute d'enregistrements grâce à des applications proposant des morceaux choisis comme Musi-Care, utilisée dans de nombreux hôpitaux en France.

 

Réflexion
Mardi 9 Juin 2020 - 17:53
Lu 304 fois
ACTUALITÉ
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | Moul Firma






Edition du 21-10-2020.pdf
2.9 Mo - 20/10/2020





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+