REFLEXION

Le prolétariat de Rebrab et les poussins de Benyounes



Nous avons assisté, avant-hier, à deux démonstrations de force. À Bejaia, le Dey Rebrab a mobilisé ses travailleurs  pour avertir qu’il a le soutien de la classe ouvrière et à Alger où Amara Benyounes a mobilisé les étudiants du MNEA à la méthode de Jack Lang. Donc, pour le premier, la classe sociale opposée à la classe capitaliste, formée par les prolétaires, s’est rangée du côté de son patron. Quoi qu’il en soit, la marche de ce mardi 11 décembre à Bejaia a été exceptionnelle, elle a rassemblé un nombre indéniablement très important de manifestants venus principalement de la wilaya de Bejaia mais également d’autres wilayas, notamment de celles où Cevital a des projets bloqués ou en difficulté, comme Sétif, Blida, Boumerdes et Tizi-Ouzou. Mais l’estimation la plus raisonnable de leur nombre se situe dans une fourchette allant de plusieurs dizaines de milliers à quelques centaines de milliers. Une affluence historique, mais au-dessous des chiffres avancés par les organisateurs. Cependant, on ne sait pas combien tout ce manège a couté. Les marcheurs le sauront sur leurs prochaines fiches de paye. Pour Benyounes, on estime que le mode du casse-croute garni a bien  fonctionné et les étudiants ont pris leurs parts. La Coupole a fait le plein à l’occasion de cet événement commémoratif des manifestations du 11 décembre 1960. Selon les organisateurs, il y avait 13.000 étudiants représentant 46 bureaux d’universités et de grandes écoles. Le mouvement estudiantin est présidé par le cadre du MPA Messaoud Benagoun qui avait été nommé dans le gouvernement de Abdelmadjid Tebboune en mai 2017 comme ministre du Tourisme avant d’être limogé au bout de 48 heures. Benagoun comme Benyounes tiennent donc leur revanche.  « L’Algérie va bien. L’Algérie se porte bien tant que les étudiants et la jeunesse de votre trempe, aussi nombreux qu’aujourd’hui, sont mobilisés à la défendre », s’est contenté de dire le président du MPA dont le discours était pourtant très attendu dans un contexte marqué par le débat sur un éventuel report de la présidentielle. Donc, la montagne tremble pour accoucher d'une souris.

Charef S.
Mercredi 12 Décembre 2018 - 16:28
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Edito
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