REFLEXION

Le noyau des institutions



La Hirak du 22 février, tirant les leçons des luttes passées, canalisant les aspirations populaires longtemps détournées voire étouffées, veut des solutions aux contradictions de l’étape actuelle de la lutte. Le mouvement populaire, comprend divers secteurs sociaux (étudiants, enseignants, travailleurs et chômeurs, etc..) qui ont besoin de représentation. Faut-il rappeler que désigner des représentants, disons par des élections, ne garantit pas forcément la représentation de tous les Algériens. La solution est donc un front populaire qui englobe tous les segments de la société. Ce large front populaire serait constitué d’en bas par des comités populaires représentant les divers secteurs sociaux. En effet, l’exemple des étudiants de l’Université d’Alger 2, qui ont pris l’initiative de constituer un “comité indépendant provisoire”, qui servira de porte-parole officiel des étudiants, est instructif. Alors, pourquoi ne devrions-nous pas soutenir une telle idée ? Car nous pourrions former des comités dans toutes les universités algériennes puis les réunir dans un comité national unifié. Et après avoir assuré la représentation de tous les étudiants, nous pouvons généraliser ce mécanisme aux autres secteurs de la société algérienne, ces comités formeront le noyau des institutions de notre deuxième République. Nous aurions donc réussi à créer un cadre pour les étudiants, permettant ainsi au nouveau comité national de devenir un “atelier” pour proposer de nouvelles idées et projets politiques, économique et sociales. Et également de mobiliser, conscientiser et organiser le peuple pour toute tâche ou action. Quelles sont les mesures par lesquelles nous pouvons faire fonctionner ces comités populaires dans la pratique? On revient ici à l’exemple du FLN historique, qui a rassemblé tous les courants politiques opposés dans la poursuite d’un objectif commun (libérer l’Algérie) et a adopté une structure qui permettait une administration collective et empêchait tout conflit interne entre dirigeants, autrement dit, gestion décentralisée.

Ismain
Vendredi 5 Juillet 2019 - 17:14
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Edito
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