REFLEXION

Le ministre de la santé au pied du mur



L’intervention rapide et rigoureuse du président Bouteflika concernant le choléra, sous le silence total des membres du gouvernement, met au pied du mur le ministre de la santé, qui, enfin se décide à parler !    
L'absence des ministres de l’environnement, de l’intérieur, de l’hydraulique et à leur tête, le premier ministre, concernés par cette épidémie, charge le Président de la République qui vient encore une fois en pompier pour secourir le peuple. Malheureusement, c’est le président qui doit apaiser la peur des citoyens et éloigner le doute nourri par la démission des ministres concernés.
Voilà encore l’indice de l’échec du ministre de la santé qui a pratiqué la politique de l'autruche face à un petit ‘’choléra’’ qui par chance a été découvert dans les wilayas de l’algérois, censées être mieux équipées médicalement, sinon ça aurait été la catastrophe, s’il avait frappé les wilayas du sud ou les wilayas pauvres !
Faut-il attendre toujours que le Président intervienne pour mettre le train sur les rails, Intercéder la colère des médecins résidents, les syndicats de l’éducation en grève, la ‘’Hogra’’ d’un petit fellah à Oran, la fraude du bac ou les prix des voitures, alors que ce sont des décisions qui sont généralement du ressort du gouvernement. Un gouvernement qui devrait être le premier sur le terrain, dans les hôpitaux et sur les plateaux des télévisions et radios pour réconforter les malades et apaiser la peur des citoyens.  
Quelle honte pour le ministre de la santé, qui ne peut prendre une décision politique en temps réel d’une épidémie de moyen-âge et la communiquer au peuple, et attendre jusqu’à ce qu’il soit bousculé par la Présidence pour sortir de son hibernation et clamer sa victoire contre le choléra et dire que dans trois jours il sera anéanti. Heureusement,  qu’il s’agit d’une petite poche de choléra, sinon,  que serait le sort du pays, s’il est frappé par une grande épidémie …Evidemment, il va conseiller à un de ses lieutenants de parler en son nom pour conseiller au peuple de faire la prière de l’absent !
Attendre 18 jours pour confirmer l’existence d’une épidémie et communiquer les chiffres aux citoyens, alors qu’il pouvait le faire les premiers jours pour éviter la polémique et contrecarrer la manipulation des rumeurs au profit des ennemis du pays , qui eux n’ont pas tardé à classer l’Algérie comme pays contaminé et ses citoyens interdits de voyager , Dieu merci , l’ambassade de France en Algérie a démenti l’information.         
Sur les réseaux sociaux, une forme de solidarité, fut distinguée par la publication des conseils et mesures de prévention contre le choléra, une attitude qui a manqué aux services du ministère de la santé qui n’ont lancé aucune campagne de prévention ni dans les medias ni dans le site officiel.
Ce recul inattendu du ministre de la Santé, alors que le pays est agité par la psychose du choléra a laissé la porte grande ouverte aux spéculations et a donné l’occasion aux charlatans et aux politiques pour se faire une virginité. Ainsi l’Imam de ‘’Telemly’’ a prêché  que le Choléra  est “un don de Dieu et qu’il faut le combattre avec sept dattes, de l’eau bénite et la Rokia,  en attendait que Ould Abbes, qui garde lui aussi le silence,  on ne sait pas encore ce qu’il pourra nous dire à propos de cette histoire de cholera !

 

Belkacem
Dimanche 26 Août 2018 - 20:58
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Edito
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