REFLEXION

Le masque de Zorro



Maintenant que les soldats francais ont fait leur travail avec brio, que le président Hollande a, lui-même, ouvert une nouvelle étape sur le sol malien, dans une valse hésitation exprimée en direct, ses compatriotes ont droit à la vérité, l'opposition française a le devoir de s'exprimer. C'est une faute lourde de n'avoir pas su, ou pas pris le temps, de multiplier les passerelles diplomatiques avec les pays européens, les pays africains et les Américains pour qu'ils ne se contentent pas d'applaudir à la bravoure de cette lutte solitaire contre le terrorisme mais qu'ils engagent des forces à ses côtés. Que n'aurait-on entendu si le président Sarkozy avait adopté une posture aussi légère en Libye? Est-ce une stratégie géopolitique? La France n'avait pas le droit de mettre en danger tous ses enfants en portant seule le drapeau de la lutte contre la barbarie terroriste. Fer de lance, oui. Kamikaze, non. Ce président en mal de gouvernance, dont l'apprentissage ne cesse de se poursuivre, comme une vis sans fin, espérait à bon compte se tailler un costume de chef de guerre. Ce petit calcul qu'on pourrait penser machiavélique serait en passe de réussir si la visite éclair au Mali n'avait fait tomber le masque. Les arrières pensées ont pris le devant de la scène. Le président normal, pourfendeur de la France-Afrique s'est une fois encore illustré dans un exercice de parjure quelque peu déshonorant.

Said
Jeudi 7 Février 2013 - 00:00
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Edito
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