REFLEXION

Le mal toujours frappé de tabou



Hier samedi 1er Décembre, le monde célébrait la trentième édition de la journée mondiale de lutte contre le sida avec pour thème ‘’Connais ton statut’’. Malheureusement, depuis la première édition   en 1988,  cette maladie  reste parmi les tabous de la société algérienne où plus de 12.000 cas de sida depuis l’apparition de la maladie dans le pays en 1985 jusqu’au 30 septembre 2018,  ont été enregistrés, selon  les révélations d’un cadre du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière. Ce mal si redoutable  reste encore un sujet extrêmement tabou, il continue de  ronger silencieusement et discrètement le corps de la société algérienne extrêmement conservatrice et imprégnée de valeurs musulmanes. Cette maladie incurable y est considérée comme honteuse, nous continuons toujours à avoir  tendance à la minimiser, à l’ignorer, pendant que les campagnes de sensibilisation se multiplient partout dans le monde. A ce jour, de nombreux obstacles persistent en ce qui concerne le dépistage du sida. La stigmatisation et la discrimination continuent de dissuader les individus de faire un test de dépistage du sida. L’accès au dépistage confidentiel reste un sujet de préoccupation et trop de personnes hésitent à se rendre avec cœur. Un grand nombre de personnes  ne se font dépister qu’une fois qu’elles sont malades et après la présence des premiers symptômes. Alors qu’il existe de multiples moyens nouveaux d’étendre l’accès au dépistage du virus. L’auto-dépistage, le dépistage à base communautaire et le dépistage multiple sont autant de façons d’aider les gens à connaître leur état sérologique vis-à-vis du virus, et qui demeurent malheureusement méconnus du public par manque de sensibilisation  sur de tels sujets. Il est impératif, aujourd’hui d’étendre les programmes de dépistage du sida. Pour ce faire, une volonté politique et d’investissements pour briser le silence, est plus que nécessaire , ainsi que d’approches nouvelles et innovantes du dépistage du sida qui soient pleinement exploitées et amplifiées. Le sidéen doit connaitre son statut et a besoin de nous tous, le silence doit se briser.

L.Ammar
Samedi 1 Décembre 2018 - 15:41
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Edito
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