REFLEXION

Le gouvernement est impuissant !



Tandis que la violence gagne du terrain et touche les populations civiles, du fait de l'exacerbation des affrontements meurtriers entre groupes armés, le gouvernement de transition malien  est impuissant face au drame quotidien des habitants traumatisés des régions occupées. Le gouvernement est friand de communiqués dès qu'il s'agit d'une action de violence perpétrée par les groupes armés, qui écument le nord-Mali, sur les populations civiles. De la destruction des symboles et des mausolées des saints à Tombouctou, à l'acte d'agression sur les femmes et les jeunes, ici et là, en passant par les 100 coups de fouet sur un couple jugé infidèle et la sauvage répression des manifestants à Kidal ou à Gao. Aujourd'hui, le ras-le-bol est général au sein de la population, désemparée, qui, à plusieurs reprises, dans presque chacune des villes occupées, a protesté, les mains nues, contre l'envahissement de leur territoire par des groupes armés sans foi, ni loi, lesquels agissent très souvent au moyen de la violence aveugle et barbare. En fait, même si le gouvernement est aujourd'hui fortement tiraillé entre la «solution négociée», préconisée par beaucoup d'intervenants à cette crise et l'option militaire, également prônée par d’autres. La solution négociée de la crise est une tendance qui a fait son petit bonhomme de chemin sans pour autant déboucher jusqu'ici sur des résultats probants. Elle est fortement défendue par l'Algérie, qui a dans le passé beaucoup fait comme médiateur dans le conflit armé du nord du Mali, et qui estime qu'une solution politique négociée est possible. Cette option en faveur de la négociation est celle soutenue par le médiateur de la Cedeao, le président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, lequel, sur cette base, a déjà rencontré, dans son pays, plusieurs représentants des groupes armés. Sans pour autant obtenir de ses interlocuteurs la cessation des brimades sur les populations civiles. A Bamako, c'est le même son de cloche: le dialogue sera privilégié. Si la solution politique est celle qui est privilégiée, elle doit s'imposer à tous, y compris les groupes armés qui sèment la terreur au sein de la population. A défaut, le mali sera anéanti.

Réflexion
Dimanche 1 Juillet 2012 - 11:46
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Edito
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