REFLEXION

Le foncier agricole, toujours menacé



L’Algérie, forte d’une superficie de 2,382 millions km², ne dispose à ce jour que 8,5 millions d’hectares de terres réservées à l’agriculture, le reste a été englouti par le mortier à des fins d’urbanisation. L’avancée inexorable du béton  a fini par faire sérieusement  peser une véritable  menace sur des centaines d’hectares de terre à haut potentiel agricole. Des terres de parcours et des vergers arboricoles sont régulièrement sacrifiés pour en faire de nouveaux pôles urbains ou des cités résidentielles. Faisant l’objet d’une spéculation à outrance, le mètre carré de terrain se négocie à prix d’or .L’extension du plan directeur d’aménagement urbain (PDAU), la création de nouveaux pôles urbains et la réalisation des projets immobiliers ou d’équipements publics, se font souvent au détriment du foncier agricole. Encore une fois, un professeur en agronomie vient de sonner l’alarme sur ce massacre qui semble continuer  sans que nul ne s’inquiète.  Face  à cette catastrophe, l’avenir de l’agriculture, de la sécurité alimentaire du pays et la protection du patrimoine  paraissent être remis aux calendes grecques. Malheureusement, l’autosuffisance alimentaire tant chantée risque fort d’attendre encore. Aujourd’hui, la dilapidation des terres agricoles se poursuit et  s’est transformée en un phénomène difficilement contrôlable, voire en problème inextricable. Les terres nourricières sont dévorées et l’envahissement par le béton des espaces à vocation agricole par excellence est dramatique .Une problématique à résoudre rationnellement, surtout  avec  l’investissement et la relance  de l’industrie avec  une forte concentration  dans les villes du nord et l’entassement des usines, des infrastructures de l’Etat entre autres commodités des cités urbaines  qui se fait  malheureusement au détriment des espaces cultivables. Décidément  avec ce rythme, les terres agricoles sont loin d’être protégées malgré les différents textes réglementaires promulgués ces dernières années, à l’instar de la loi 10-03 relative à l’exploitation des terres relevant du domaine privé de l’Etat, et le risque d’autres bradages du foncier agricole demeure  encore si élevé.

L.Ammar
Lundi 26 Mars 2018 - 19:34
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Edito
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