REFLEXION

Le financement non conventionnel avec une Algérie en zone franche

Le nouvel atout de l’Algérie sera les zones franches, l’économie est un concept dynamique donc en aucun cas stationnaire, toujours en économie ce qui marche aujourd’hui ne pourra pas forcement marcher demain puisque les prédilections mises sur la table à un moment donné peuvent ne pas se réaliser plus tard, mais au moins l’expert saura pourquoi ça n’a pas pu se réaliser.



L’Algérie n’a pas une crise économique mais plutôt une crise financière, ceci dit que faut-il faire pour attirer des capitaux vers notre pays, la planche à billet c’est une alternative temporaire de 5 ans et non perpétuelle comme l’a annoncé le chef du gouvernement, M. Ahmed Ouyahia, devant les députés lors de la présentation de son programme, ne serait-il pas plus  judicieux de se pencher vers d’autres sources de financement en appuie à celui du non conventionnel, dont celui des investissements directs étrangers (IDE) qui ont atteint 1525 milliards de dollars d’investissements dans le monde en 2016, comme cela se fait de part le monde dans des pays qui avaient besoin de faire un sursaut économique et sont devenus  des pays émergeants en quelques années surtout si ce concept est bien encadré. La population algérienne n’occupe que 8% du territoire national n’est-il pas temps de penser d’occuper au moins 50 % avec des zones franches par l’extension de chaque wilaya où celle-ci aura une zones franche dans les hauts plateaux. Par exemple, Alger, Oran et Constantine auront leurs zones franches hors wilayas, la zone franche RAK (émirats arabes unis) a pu attirer 5000 entreprises en 10 ans dont une moyenne de 500 entreprises par an, ce qui marche ailleurs pourquoi ne marchera-t-il pas chez nous, les IDE pourront facilement palier au financement non conventionnel pour résorber ce qui a été imprimé et mis en circulation, du fait que le pays n’aura plus à débourser des devises pour importer quoique ce soit étant donné que les produits seront fabriqués sur place donc achetés avec des dinars. Il faudrait que nos politiques effacent  la phobie de la souveraineté nationale sous cet angle précis ,car la souveraineté d’un pays n’est pas uniquement un territoire mais la véritable souveraineté doit être économique également surtout alimentaire, qui veut dire avoir sur sa table une production nationale. Les pays de l’Asie du sud en ont su prendre le train de IDE à temps, 6 pays, la Chine, Hong-Kong, Singapour, Taïwan, la Thaïlande, en 2002 la Chine et la Corée recevaient 95 % des flux d'IDE. En 2002, la Chine devient la première destination des IDE après le Luxembourg, l’Algérie a un emplacement stratégique porte de l’Europe et de l’Afrique, cette proximité lui donne un avantage considérable en temps et argent puisqu’un cargo qui vient d’Asie mettra 40 jours pour arriver en Europe alors qu’au départ de l’un de nos ports, il arrivera en 48 heures, sans compter la main-d’œuvre qui n’est pas chère et qui est dans la fourchette pour un ouvrier spécialisé  de 300 à 500 euros et un SMIG de 150 euros. L’autre avantage, c’est la dévaluation du dinar qui devient dans ce cas là une aubaine et non un handicap vu que le produit fini sera calculé en dinars, donc très compétitif dans le marché international comme le yuan chinois et le won sud-coréen. C’est  garce à cela la Chine a un matelas de réserves de change qui s’élève à 3.011 milliards de dollars, la plus importante réserve de change du monde. Par effet de causalité, la décision reste politique et législative car ces deux entités leur revient le droit de  la politique d’aiguillage économique. Prenons toujours l’exemple de la Chine qui s’est ouverte que très tardivement aux IDE. C’est au cours d’un voyage au cours duquel le Président Deng Xiaoping avec nombres de discours destinés à rassurer les investisseurs étrangers ce qui a eu comme un grand impact sur le lancement des IDE dans le pays du dragon puisque 15 ans plus tard en 2007, la Chine a généré 83,55 milliards de dollars alors qu’il était juste de 11 milliards de dollars en 1992. Je ne compare pas guerre ici l’Algérie à la Chine mais pour faire taire beaucoup de pessimistes, je dois préciser que je parle d’un système économique type applicable à tous les pays y compris le notre, nous pourrions même allez encore plus loin avec le temps où notre pays entier pourra devenir une zone franche, nous verrons bien l’ascension fulgurante qu’aura notre pays à tous les point de vue industrie, agriculture, et tourisme qui à lui seul est une véritable boite de pandore ; un pays avec les 4 saisons à la fois allant de la neige au Sahara
Pour ce qui est du système d’investissement algérien du 51/49 instauré par la loi de finance complémentaire 2009 qui ne peut s’appliquer comme il se doit sur le terrain en 2018 pour la simple raison que nos banques manquent de liquidité faute de crise financière ce qui va freiner l’investisseur algérien, ne peut prétendre à sa quotte part de 51% avec un partenaire  étranger. Si l'Investissement Direct Etranger (IDE) était regardé avec beaucoup de méfiance par la plupart des pays en voie de développement en étant considéré comme une menace de la souveraineté nationale, les firmes multinationales étaient soupçonnées de réduire le bien être social par la manipulation des transferts des prix et la formation d'enclaves cela n’est plus d’actualité de nos jours vu plusieurs accords de libre-échange qui existent  d’Etat à Etat et de groupe d’Etats avec un autre groupe d’Etats. Exemple, les Etats Schengen et l’OMC ,le monde est confronté aux courants de mondialisation des marchés, de globalisation et de la production et d'internalisation des politiques monétaires. On assiste à un changement radical de l'attitude des pays en développement qui sont obligés, aujourd'hui, de chercher des sources d'investissement non traditionnelles et non génératrices de dettes. C’est la raison pour laquelle, ils se sont orientés vers les IDE. Ce sont des investissements stables et moins sensibles aux crises financières. Ils doivent permettre de créer des opportunités supplémentaires de financement, sans alourdir la dette extérieure d'un pays avec à la clé la production locale et le transfert de technologie et la génération d’emploi qui est la vraie richesse d’un pays.
Pour terminer, le train des investissements direct étranger est toujours en gare concernant notre pays. Notre ticket, c’est la crise financière. N’est-il pas l’heure de monter dans le train avant qu’il ne parte sans nous ? les entreprises étrangères qui viendront dans ce cadre  ne deviennent-elle pas de facto des entreprises de droit algérien  et qui devront se plier à nos lois et nos textes qui seront simplifié à tel point que la création d’entreprise en Algérie pourra être faite dans un délai maximum d’une semaine et non un parcours de combattant. Essayons, on a rien à perdre et tout à gagner. Il suffit de mettre en route le financement non conventionnel en parallèle des IDE et à la 5ème  année,  la crise sera derrière l’Algérie et ne fera plus surface pour de bon. Si un discours peut lendemain changer le cours de la parité Dinar-Euro un autre discours pourra lui aussi faire affluer les entreprises du monde entier vers notre pays, il faut juste une stabilité politique et juridique avec une vision macroéconomique d’au moins 2 décennies

 

B. Naboussi
Vendredi 9 Février 2018 - 17:58
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ACTUALITÉ
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