REFLEXION

Le couffin, entre convoitise et anarchie



L’état consacre  encore et annuellement des milliards a des fins de solidarité pour les couches nécessiteuses. Une cagnotte importante se  réserve au financement des actions de solidarité, en direction des familles démunies et des personnes en difficulté, durant le mois de Ramadhan. Ces actions, chapeautées par le ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Communauté nationale à l’étranger,  concernent de  4 à 5% de la population algérienne. Elles comprennent à la fois la distribution de couffins du Ramadhan au niveau de, l’ouverture de  centaines de restaurants et l’attribution de  tant de  millions de repas chauds, servis à table ou à emporter. En plus de ces actions du ministère de la solidarité, les APC, les wilayas, la Sonatrach, et des dizaines d’associations à caractère social, s’impliquent également dans ce couffin. Malheureusement, selon des échos, des articles de presse et assez d’informations partagées sur les réseaux sociaux, le couffin du Ramadhan n’a pu être épargné par le vol, le détournement et l’affairisme entre les fournisseurs de ses articles et certains maires d’APC. Ainsi, l’argent du Trésor public, d’autant que le terrain est toujours miné d’anomalies où la corruption, la démagogie, l’opportunisme, les spéculations et les complicités, renforcées par les carences de l’outil statistique, les défaillances en matière de coordination entre les différents partenaires et la défection du contrôle, continue de faire  bon ménage, pour  ne pénaliser  que les pauvres qui attendent ce secours d’un mois sacré à l’autre. En termes plus clairs, l’enveloppe  consacrée  au couffin ira-t-elle entièrement aux franges de la population les plus vulnérables socialement ou sera-elle toujours, pour une grande partie, déviée vers d’autres destinations, comme le laissent déjà entendre certains confrères ? À défaut d’une politique sociale lisible et conséquente, d’une carte sociale nationale crédible et d’un mouvement associatif puissant, les détournements des couffins et des repas servis dans les restaurants risquent bel et bien de se reproduire d’un Ramadhan à l’autre.

L. Ammar
Mercredi 23 Mai 2018 - 17:41
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Edito
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