REFLEXION

Le chahid Ghali Benzohra

UNE FAMILLE ET UN RENDEZ-VOUS AVEC LA DESTINEE

De nos jours les gens, veulent connaître le passé de certains martyrs qui se sont sacrifiés, pour la liberté et l’indépendance de l’Algérie et cherchent à remonter aux origines de ce passé bouleversant et très important à leurs yeux.



Photo inédite des "chouhada" de Mostaganem, parmi eux le chahid Benzohra Ghali
Aussi est-il temps de  revenir à ces hommes, parce qu’ils le méritent et dont les annales ont omis alors que leur parcours et des plus édifiants, pour aller sur  leurs traces et s’inscrire dans la mémoire collective pour éviter qu’on les oublie. Au fur et à mesure des  recherches, entre hier et aujourd'hui, il nous apparait utile  de les évoquer sans distinction à l’occasion de ce cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie pour leur rendre hommage. Dans cette quête du passé de ces hommes, il est nécessaire de revenir à eux du fait qu’ils ont été les artisans d’une révolution exemplaire et leur dévouement à la cause n’en n’est que plus important pour les apprécier.  Respect pour ces hommes, qui ont marqué l'Histoire de leu sang, devenant ainsi les héros de la lutte de libération nationale, d’où le témoignage poignant de ceux qui les connu. Ce prélude historique est essentiel pour évoquer ces hommes, car ils sont les jallons oubliés de notre histoire officielle, qui les tient en marge des écrits mais ces héros sont toujours présents et reviennent à chaque occasion pour que les générations prennent conscience du sacrifice  Outre les raisons pratiques liées aux difficultés d’accessibilité des sources quant à leur parcours,  beaucoup de figures restent absentes de l’écriture de l’histoire. Ce constat, loin de rejeter les apports de l’ensemble de ces recherches, nous confronte à la nécessité de rassembler les questionnements autour des modalités et des enjeux de la construction de l’histoire qui reste soumise aux controverses. Beaucoups de héros demeurent dans l’anonymat et ne sont point cités tels que le chahid Ghali  Benzohra. Il est vrai que nous avons peu d’éléments sur son parcours, amais cela ne nous empêche pas d’essayer de donner une biographie de ce héros tombé au champ d’honneur avec quelques membres de safamille un 18 avril 1957 à Tijditt Mostaganem.

Un homme courageux et intelligeant
Le chahid Benzohra Ghali est né le 18 mai 1931 à Mostaganem fils de Djilali et Rezgui Kheira, il vécu dans un environnement familial des plus modeste, à Tijditt, l’on rapporte que le chahid était un être sensible et très attentif à cequi se passait autour de lui. Il a fréquenté l’école primaire Mehdi Benkhedda « ex Jean Maire et a eu son certificat d’étude primaire en français, les témoins rapportent qu’il était très ouvert et qu’il était très intelligent et un homme de talent de par la personnalité qu’il arborait. Il était l’ainé de la famille, et avait  2 frères, dont l’un s’appelait Kouider et l’autre Noredine, il habitait à Village Enmel Tijditt  « ex Cité Tores ». L’on rapporte aussi que c’était un grand sportif , car dans sa prime jeunesse il jouait au  football dans une équipe de quartier, puis avec ses talents de joueur il rejoindra l’équipe de  l’ESM, il a aussi  travaillé comme docker occasionnel au port de Mostaganem. Il sera appelé à faire son service miltaire au sein de l’armée française, celui qui permettra d’apprendre le maniement des armes et une formation militaire qui lui servira plus tard dans les rangs de l’ALN. De retour après le service miltaire El ghali il fréquentera les cercles et les associations et s’intègrera facilement dans les milieux clandestins, prenant conscience des enjeux et de l’injustice coloniale du fait de son engagement et de sa prédisposition à servir la patrie.  Son comportement sain, son sérieux et son courage lui ont valu l’admiration de ses campagnons, ce qui facilitera son intégration dans le milieu  révolutionnaire, car ils connaissaient sa valeur et son intégrité voire sa détermination. Il s’engagera, dans une cellule de FIDA en  1956 et sera chargé de  missions pour des  attentats contre des objectifs civiles et miltaires, mais il sera vite repéré par les services de la DST française. Se sentant découvert il rejoindra les maquis  du Dahra, sa connaissance des armes et sa formation militaire lui sera d’une grande utilité et sera amené avec ses campagnons de lutte a effectué des missions dangereuses et périlleuses d’où les nombreux accrochages avec  l’ennemi, faisant ainsi son devoir de Moudjahid.

Avril 1957 Ghali et toute sa famille seront au rendez vous àvec la destinée
Au mois de ramadhan d’avril 1957 Ghali Benzohra sera désigné pour une mission à Mostaganem, mais ne savait pas qu’il allait avait rendez vous avec sa destinée et que cette mission serait la dernière pour lui. Profitant de sa venue, il décida de rejoindre le domicile paternel, pour voirr sa famille, il sera repéré par un traite qui habitait le même quartier et qui avait signalé sa présence aux autorités coloniales. Sitôt les informations reçues le domicile sera encerclé par l’armée et la police française, sachant qu’il était découvert et qu’il n’y avait aucune autre issue pour rejoindre le maquis, il décida d’engager le combat avec les forces militaires françaises. Selon les quelques témoins encore en vie Ghali Benzohra mena un combat très acharné, avant de succomber. Ghali Benzohra tombera au champ d’honneur, avec sa mère, son frère Kouider  et  son oncle maternel ce 18 avril 1957, le seul de la famille Benzohra qui en réchappera c’est Noredine, car ce dernier était absent et se trouvait dans le café mitoyen au Ciné Lux, l’on rapporte que lorsqu’il appris la nouvelle il s’effondra, car il venait de réaliser qu’il venait de perdre tous les êtres chers qu’il avait, mais il sera pris par la suite et sera emprisonné par l’administration coloniale. Ce fut une triste journée, et qui restera gravée dans les mémoires des voisins des amis du chahd et de tous lesmostaganémois, car cette famille a fait don de sa vie et c’est ce qui marquera pour longtemps toute la communauté de l’époque. L’on rapporte aussi que ce jour là tout les habitants et voisins, avaient été évacués avant l’intervention militaire qui dura des heures masacrant pour avoir le loisir de massacrer toute une famille dont le souvenir demeure vivace même aujourd’hui et  pour ceux qui avaient assité à cette tuerie. Aujourd’hui lorsque l’on se remémore le nom de la famille Benzohra, l’on est enclin à nous demander pourquoi cet oubli et pourquoi négliger de telles pages de notre histoire éclipsant l’historique de ces hommes et de ces femmes qui ont fait don de leurvie, alors qu’ils ont été à l’avant-garde de notre glorieuse révolution.
Oublier historiquement, plusieurs de nos martyrs, signifie renoncer à une énorme fraction de cette mosaïque qu’est l’histoire de  ces hommes et de ces femmes, car même l’oubli posthume pour certains est considéré comme une mise à l’écart et un  bannissement  de la mémoire collective même après la Révolution. Àujourd’hui après plus de 55 ans ans après la mort de Ghali et de sa famille et à partir des biographies nous  tentons de comprendre leur exclusion historiographique et singulière de cette famille. Il est grand temps pour nous de réunir les témoignages épars et restituer les images oubliées, pour tenter de créer des liens entre ces hommes du passé et les nouvelles générations pour composer la  mémoire collective et  qui nous sera nécessaire dans notre avenir.

Réflexion
Dimanche 26 Février 2012 - 22:24
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Arrêt Sur Mémoire
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1.Posté par benzohra le 21/05/2012 20:26
salem aleikoum mes frères.merci pour cette noble citation;nos chouhada allah yarhamhoum n'ont pas besoin de toutes ses éloges car allah leur offre mieux que ce que nous leurs avons promis ;cela veut dire reprendre le flambeau et honorer leurs sang verser et le don de leur jeunesse.je reste malheureux quand a l'oublis de (elahad)nous sommes nombreux qui n’avons pas tenus parole;les moins de 60ans disent qu'ils ont pris les armes cela me fait mal au coeur ses mêmes personnes sont au pouvoir et rende la vie difficile aux hommes de la noble cause.seul allah connais notre histoire;mais se que je veu dire c''est juste qu'il faut écrire notre histoire de la salive des femmes et hommes qui sont vivant de nos jours.je finis l'histoire(apres el istich-hade de toute ma famille ;ma mère fut emmener torturer et jeter pour morte a la déchetterie(e-chara de l’époque)mon père quand a lui fut torturer lâchement et jeter a la prison d’Oran de 1957 a 1959)grand père benzohra el djilali mourus tres peu de temps apres avoir vu sa famille assassiner.allah yarhem nos chouhada el abrar.c'est ma mère allah yarhamha qui m’avais raconter cette histoire honorable qui me rend fier d’êtres musulman et algérien.faite le savoir






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