REFLEXION

La vie privée des élus vue par l’opinion publique

"La véracité n'a jamais figuré au nombre des vertus politiques, et le mensonge a toujours été considéré comme un moyen parfaitement justifié dans les valeurs politiques »



Le peuple, la  population, les citoyens, les individus, la plèbe, la populace, se   sont métamorphosés  dans le négativisme surtout pendant le temps des vaches maigres, ils  suscitent  l’anticipation d’un contexte social et environnemental  où le normal n’a  plus de sens, ni  sa place dans la société, le mensonge, la corruption, les affaires et l’hypocrisie,  occupent la première place dans  la vie politique, administrative et sociale, le poids et la pesée des normes font défaut devant la valeur et la morale des choses. La morale et les valeurs sont chassées des milieux urbains pour laisser place à la saleté, au gaspillage, aux travaux médiocres, et il faut distinguer que  la vraie morale ne s’occupe pas de ce que nous pensons et voulons mais de ce que nous faisons.
Devant cet  état de fait qui  charrie avec, une circonstance spirituelle nouvelle  mettant en place  une culture stérile  et une pensée sociale négative que la logique des choses  trouve de la peine pour  avaler. Mais chose est sur, le public et le peuple , sont devenus par la force de ce nouveau  mode social, économique et politique  très  exigeant par la parole (liberté d’expression) et non par les actes envers ceux qu'ils élisent pour gouverner la nation et aussi  ceux qui sont responsables pour administrer et gérer  les institutions de l’Etat. Les principes canoniques et institutionnelles affirment clairement que les pouvoirs publics doivent agir dans l’unique intérêt du peuple qui devient de plus en plus désireux et accaparant  même les  choses  d’ordre privé   qui prennent le dessus sur la vie politique parce que la parole ne suit pas les actes. La politique par définition  est la conduite des valeurs publiques  pour le bien et le profit du peuple et non pour les particulières tendances qui priment le plus.
La vie privée des élus quelque soit leur niveau institutionnel (sénateurs-« parle-ment-taire », élus  régionaux et locaux) et des dirigeants  a plus d'impact, elle est le sujet  favori et quasi quotidien du public, un tel a fait ou a eu (bien matériel) cela en un temps record,  pour lui pour sa famille, pour ses proches…. Avant l’élection, le prétendant  élu venait gentiment et  très amicalement  vers le peuple, vers le public, vers la population après  son élection, « l’électeur» court derrière lui vainement.  
La vie privée de l’élu est   riche en affaires  mais  maigre en politique, cet état de fait oriente davantage le choix de la culture « Boulitique » de l’individu ainsi  que  par le programme qui n’a aucun sens , établi par le parti creux en idéologie pour gouverner la plèbe sachant pertinemment que rendre des comptes ne fait plus partie de la culture politique, ni administrative  et chacun de nous  sait qu’a l’école on leur apprend que la destinée d’un voleur est la  prison alors  qu’avec cette nouvelle culture réaliste celui qui s’approprie illégalement  est récompensé par un poste encore plus important au détriment des dispositions constitutionnelles : art23 « Les fonctions et les mandats au service des institutions de l'Etat ne peuvent constituer une source d'enrichissement, ni un moyen de servir des intérêts privés.
Toute personne désignée à une fonction supérieure de l'Etat, élue au sein d'une assemblée locale, élue ou désignée dans une assemblée ou dans une institution nationale doit faire une déclaration de patrimoine  au début et à la fin de sa fonction ou de son mandat.
Les modalités d'application de ces dispositions sont fixées par la loi ».
Actuellement, dans nos medias, la vie privée des politiciens n’est pas médiatisée selon la règle de l’art   par contre au niveau des places publiques tous les commérages et les médisants sont mises sur les éventaires publiques rares où les  bonnes choses sont courtisées. Il est certain que même le responsable (élu et dirigeant)  lors d’un  discours officiel devant le peuple abstrait, il préconise les valeurs abstraites de l’Etat, et les bienfaits des actes par  des médiocres et des incompétents par contre devant les électeurs son  discours officieux  le décrie comme du « Khorti »( mensonge) . L’Etat de droit qui laisse plus de grandeur et de mérite  à la république bananière alors bonjour les dégâts.     .
C’est devenu une culture que le public enfante, exhibe, invoque et expose  toute sorte de  médisances qui touchent en général la société politique et administrative (dirigeants) relayé par des TV qui se contentent  d’un niveau plus bas (commune et Daïra). Cette  nouvelle sphère  est devenue hors de  la portée du peuple , ce dernier est  constitué  de lambadas.
On a déjà vu et entendu parler de  scandales portant  sur la corruption à grande échelle, ces scandales  ont eu un impact négatif sur le public et lui  permis  de donner un peu  plus de tonus pour renforcer les médisances. Les scandales (autoroute-Khalifa-transfert illégal de devises-crédits non remboursés-financement pour une croissance négative…..)qui s’activent dans ce pays ne font que  choqué, offusqué et  révolté le public ; c’est une  offense et  cet état de fait  n’a jamais  permis de susciter des débats publics éclairés , intelligibles, honnêtes et  constructives à tous les niveaux de la société.
Les hommes politiques  et les élus  du peuple  devront   par principe  être sensés mener à bien de bonnes  actions  conformes aux règles de l’art  et  répondant plus aux besoins utiles et nécessaires de la société car ce public ou ce peuple  a donc des attentes et des exigences face à ces représentants. Les hommes politiques sont considérés comme  les portes paroles de la loi, et ils font  par principe  de la règle tout un art de justesse, de morale et de valeur.
 Les véritables électeurs conscients  ne demandent qu’à  être représentés dignement et utilement, ils veulent des politiciens honnêtes  en qui, ils peuvent avoir confiance.
Le peuple exige  que les règles républicaines des institutions de l’Etat  soient appliquées justement et équitablement et que  ses dirigeants et élus doivent agir de la sorte et à commencer par eux mêmes ;  par contre  le manquement de ses actions et comportements laissent les individus s’en prendre péjorativement  à la vie privée du dirigeant et de l’élu et  enfin devenir  une affaire publique car au fond  les élus  symbolisent  le peuple et le représente dans le même temps.
Si nous prenons un exemple référentiel hors de chez nous,  selon la société  américaine, un président américain qui ment  même à ses enfants ou à  sa femme est plus à même de mentir à ses concitoyens, de même que   son infidélité conjugale est assimilée à une trahison du peuple, ce sont des valeurs morales de la nation américaine dont il a la charge de les défendre, les medias veillent scrupuleusement à ces comportements. Par conséquent, l’art de cette fonction doit être  imprégné de discipline, de pureté, de rigueur et   de contrôle de soi.
La moralisation de la vie politique doit être  animée  de pureté et de « sainteté » civile implanter dans la confiance que le peuple a placée en eux. Ne dit on pas  « qu’à nation exceptionnelle, des élus  et dirigeants exceptionnels ».
Il est vrai que  la gouvernance d’une part  et l’ambition politique d’autre part sont de lourdes charges de responsabilité impliquant compétence, conscience, scrupules, rigueur  et respect des devoirs mais si  les politiciens, les dirigeants et les élus  ne sont pas dotés de sens moral, c’est les valeurs sociales qui trinquent et la préservation de la stabilité serait mise en jeu, et la prospérité de la nation prendra le coup de froid  lors du tarissement de la rente pétrolière.
Les   responsables (hommes politiques et dirigeants) doivent  avoir un sens moral et des valeurs humaines  afin de montrer au peuple  et de donner  l’exemple d’être un homme intègre et responsable devant Dieu, devant l’histoire et devant le peuple.
Le comportement des hommes politiques, des élus et des dirigeants ont un effet tant  à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays  où les gestes, les faits, les événements et les actions sont  pris en considération et décortiquées minutieusement pour porter un jugement sur l’état de la société et du pays. C’est par le travail que l’homme se transforme car il éloigne de l’ennui, le vice et le besoin, le travail devient  la vie et sans le travail il n’y a que l’insécurité et la peur, ce que nous avons devant nous, un contexte  ou c’est l’aspect d’une société de travail  qui ne travaille pas. Les actions qui forgent l’histoire d’une nation et font la fierté d’une société, émanent de la volonté de sentir pleinement les responsabilités et les assumer convenablement.

 

Benallal Mohamed
Lundi 13 Mars 2017 - 19:07
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ACTUALITÉ
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