REFLEXION

La prudence est de mise



Dans le domaine des relations inter-partisanes, où se mesure le fossé le plus profond? C’est assurément entre le dire et le faire, entre le dit et les non-dits. Rarement aura-t-on vu autant de verres à moitié pleins ou à moitié vides que dans le milieu islamiste, où une volonté d’alliance s’est manifestée. Notre pays est aujourd’hui ainsi fait que les algériens ne sauraient plus supporter de voir un islamiste propulser au sommet de l’Etat. A bon entendeur, salut! Entre le concept d’indépendance et la non-ingérence dans les affaires intérieures d’un parti d’une part et, d’autre part, l’obligation d’intervenir en cas de manquement à un engagement pris, le consensus n’est pas facile à trouver chez les islamistes avec la montée en puissance du Salafisme et d’une nouvelle confrérie des frères musulmans à nouveau présente sur l’échiquier national représenté par le nouveau parti de Menasra. La position de Djaballah en est un exemple flagrant: son nouveau parti est destiné à éviter que MSP et Nahda ne réalisent d’excellents résultats lors des prochaines législatives. Le flou volontaire est forcément de mise. Mais chacun retient son souffle en espérant que le régime actuel implose de lui-même. Qu’ils veulent le chasser, sans trop le dire à haute voix… Mais comment ? On rêve à sa chute ou à son implosion. S’il devait résister, car la subversion produit très rapidement  des réflexes identitaires, et si les islamistes devenaient une force politique capable de vaincre sur toute l’étendue du territoire algérien, que se passera-t-il? La mise en place d’un bloc républicain devient une nécessité qui va peut-être rapidement se heurter au risque de ne pas développer des effets significatifs sur la scène politique. L’enlisement n’est pas loin et reste même très probable. L’intervention du ministère de l’intérieur n’aura rien résolu et laissera derrière elle un conflit qui risque de s’éterniser dans un état d’équilibre instable, voire en une nouvelle déstabilisation du pays. A noter qu’il y’a des islamistes qui ne sont pas représentés au sein des partis agréés qui seront rapidement mis sur pied pour faire valoir leur droit d’être représentés .

Réflexion
Mardi 7 Février 2012 - 11:08
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Edito
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