REFLEXION

La fin du Hirak ?



Plus personne, les jeunes en tête, ne croient désormais dans la durabilité de ces martingales qui ont fait illusion un temps comme l’ont été tous nos projets « Potemkine » dans le domaine des parcs technologiques, des énergies renouvelables, des projets agroalimentaires ou de la révolution digitale. Tout n’était (ou presque) que propagande sans lendemain destinée le plus souvent à masquer des pratiques moins avouables de transferts de fonds publics, de biens mal acquis et de prédations en tout genre. Le peuple, qui vit un passage générationnel, c’est important de le signaler, entend désormais faire valoir son rejet du système dont il sent bien qu’il le mènera à un avenir calamiteux, pourvu que durant le temps qu’il lui reste à revendiquer, les fuites de capitaux et de ressources ne mèneront pas à un dévissage dramatique du dinar et donc à une perte de pouvoir d’achat sans précédent en Algérie, effroyable pour les classes moyennes et inférieures. Mais la dilatation du temps dans le processus qui mènera au changement est aussi précisément la variable qui mène à l’impasse institutionnelle destinée à mettre tout un peuple devant ses contradictions entre volonté d’un ordre nouveau et désordre institutionnel. Les détracteurs du mouvement populaire, y compris parmi ceux qui sont encore au pouvoir, n’en finissent pas de dénoncer les risques d’anarchie et d’impasse dans lesquelles nous mèneraient des revendications qui confinent à l’éradication de tout le système politique en place. Or, ce que nous dit paradoxalement le soulèvement du peuple algérien  relève moins d’une volonté anarchisante de tout remettre en cause, que d’un rappel à un besoin d’ordre et d’organisation. Toute nation se doit d’agir sous la forme d’un corps politique, et nécessite donc un ensemble de normes suprêmes, une Constitution inviolable, qui posent les limites générales entre le légal et l’illégal, parfois entre le moral et l’immoral (ou l’amoral). Toute Constitution forme d’abord une charte des droits et libertés des citoyens, avant de régir l’organisation des pouvoirs publics.

Ismain
Vendredi 21 Juin 2019 - 17:54
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Edito
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