REFLEXION

La colère des riches



Les soi-disant fortunés Mostaganémois, les plus privilégiés sont chauffés à blanc contre le journal ‘’Réflexion’’ qui essaye, par les petits muscles qu’il a, de faire dégonfler certains présumés hommes d’affaires qui ont sucré leurs affaires à l’aide de la fromagerie de la banque et qui voient leurs petites moustaches pousser à l’aide de leurs complices au sein des départements administratifs de la wilaya.
Aveuglés par la rage de voir leurs projets menacés, certains n’hésitent plus à corrompre certains cadres de la wilaya et même ceux des services de sécurité pour tirailler ce petit Django de ‘’Réflexion’’ qui se croit avec sa petite plume d’investigateur, au pays du FBI. Certains pseudo-notables richissimes de la ville lâchés par l’ancien DRS et certains ministres éjectés de leurs fauteuils, tentent aujourd’hui d’activer leur répertoire et envoyer des SMS et SOS à des personnalités à Alger. Malheureusement, pas de crédit..! Ils resteront désormais interdits à accéder au numéro rouge des membres du gouvernement, mais ils pourront quand même essayer avec le numéro 14 des pompiers qui seront toujours là pour étouffer leurs scandales avant qu’ils ravagent la moitié des terres agricoles, après qu’ils aient détourné le foncier et pillé les banques.  Certains encore en colère croient encore au père Noël, pour revenir avec les prochaines pluies de 2019, ils tentent de s’accrocher à la queue des comités de soutien pour investir dans le prochain renouvèlement du tiers sénatorial. La phobie de voir de jeunes intellectuels et honnêtes gens ‘’pauvres’’ au-devant de la scène, pousse certains de ses soi-disant intouchables à taxer les honnêtes responsables et les jeunes internautes d’arrivistes ou de ‘’Benflisites’’ anti-Etat. Une description dont on a volontairement cherché le synonyme dans les dictionnaires de Larousse et Google, mais on a trouvé aucune définition ou synonyme à cette description. Consultant le dictionnaire ‘’arabe’’ des ‘’Sans logements et sans emplois’’, et à la surprise de ces fortunés, on a trouvé des antonymes qui expliquent clairement qu’il faut chercher le mal de ce Bled, dans le quotidien des pauvres citoyens qui endurent les souffrances, dans les douars sans gaz de ville et sans éclairage public, dans les ‘’roues’’ de Renault et Peugeot, vendues au prix de Mercedes, dans les plages publiques  colonisées par les nouveaux patrons des hôtels, dans les terrains agricoles reconvertis en showrooms et complexes. Oui, il faut chercher la source de la fortune de ces nouveaux ‘’Bill Gates’’ dans les archives de l’agence foncière, les concessions de l’Etat et les 10% des marchés publics et les délibérations arrangées.  
Mais pour ceux de ‘’Ouled mestghalim’’, les honnêtes qui défendent leur ville, ils sont toujours là, ils n’ont pas besoin d’acheter une nouvelle résidence, ni changer de numéro de portable ou masquer leur compte Facebook. Ils n’ont pas à s’inquiéter de perdre leurs emplois, leurs maisons ou leur assurance maladie. Parce que tout simplement, ils n’ont pas de coffrets dans les banques ou des tierces épouses qui attendent leurs morts pour les hériter.

 

Belkacem
Mercredi 20 Juin 2018 - 21:00
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