REFLEXION

LES VENDANGES DE LA SURVIE : Le vignoble agonise à Mostaganem

Voilà presque une semaine que les vignobles de Mostaganem sont pris d'assaut par des vendangeurs, dont certains débarquent pour la première fois sur un champ de vignes et ignorent presque tout des techniques de la récolte du raisin. La rareté de la main-d'œuvre a poussé les viticulteurs à recourir à l'emploi des enfants, paraissant si heureux de cette occasion de se faire de l'argent. Malheureusement, les récoltes de cette campagne si faibles et certaines parcelles ont été totalement décimées par les maladies.



En effet, la canicule qui sévit toujours  inquiète les cultivateurs qui craignent le dessèchement des rares  grappes de raisin ,parvenues à maturité et tiennent à accélérer la cadence des vendanges , la récolte  ne semble  pas être  bonne et le rendement à l'hectare ne dépassera pas les 10 quintaux , selon M.H.A, un vieux vigneron, originaire de Hadjadj qui a été toujours pour la culture du vignoble, s'adaptant parfaitement aux terres de Mostaganem, et un énorme pourvoyeur en postes d'emploi. Ce dernier se plaint  des maladies qui lui  ont ravagé  plusieurs parcelles de son vignoble.  Quant aux vendanges, elles  battent déjà  le  plein de Fornaka à Ouled Boughalem, les grappes de Cinsault et de Carignan, les deux cépages les plus cultivés n'attendent que l'outil de coupe pour se faire évacuer vers la cave viticole. Des dizaines de chantiers, composés en majorité de jeunes ouvriers, issus presque tous des milieux scolaires et dont l'âge varie de 17  à 24 ans occupent les champs de vigne de Benabdelmalek Ramdane, d'Achaacha, de Fornaka, d'Ouled Boughalem, Sidi Ali, Sidi Lakhdar, Khadra et Hadjadj. Les vignerons livrent leurs récoltes à l'ONCV, qui demeure l'unique opérateur de transformation du raisin en vin , de toute la production provenant des 1700 hectares du privé et des 400 hectares cultivés, dont  certaines  parcelles n’ont produit que de faibles récoltes à cause de la forte baisse de la pluviométrie  et  des  maladies contractées, au fil de l’année. A la cave de Fornaka disposant de très bonnes conditions de vinification, semblables à celles d'Europe ,c'est l'attente d'une dizaine de tracteurs qui patientent au devant du portail pour l'accès au pont bascule et qui demeure la dernière phase d'un long et fastidieux labeur de ces vignerons, qui s'accrochent à un rêve d'autrefois, où les caves viticoles de Mostaganem parvenaient à inonder avec les autres caves de l'Oranie, le marché local et européen. Malheureusement, les récoltes  baissent au fil des ans, la main d’œuvre qualifiée se raréfie  de plus en plus et le  vignoble  ne  fait qu’agoniser d’une campagne à l’autre.

Smain
Lundi 26 Août 2019 - 18:18
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MOSTAGANEM
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