REFLEXION

LES TRAVAILLEURS DE L’ET ORAN DENONCENT : Des bus de Tahkout loués à 17.000 DA/jour !

Les travailleurs de l’entreprise des transports d’Oran observent une grève et demandent l'ouverture d'une enquête sur la location des bus de l’entreprise. Ces derniers affirment que 160 bus de Tahkout sous contrat de prestation de service avec l'ETO pour un montant exorbitant de 17.000 dinars / jour contre une recette qui ne dépasse guère les 7000 dinars/ jour ! Ils réclament le départ du directeur général, et le secrétaire général du syndicat, qui ont reçu chacun 2 véhicules de la part de Tahkout.



Selon la déclaration des représentants des travailleurs de l'entreprise des transports d'Oran (ETO)  qui ont observés avant hier un sit-in devant le siège de la direction générale de l'ETO n'ont pas manqués de réclamer haut et fort le départ du directeur général, M.Fouzi Berber en compagnie du secrétaire général du conseil syndical, M. Abdelkader Chenafa , qui ce dernier depuis son installation en 2010 est toujours en poste quoique le mandat est de trois  années pour le renouvellement du mandat, chose qui n'a pas été faite conformément à la loi et règlements de l'UGTA. Ils reprochent à ces deux responsables d'avoir user de leurs postes pour s'accaparer des biens de l'entreprise notamment la location de ces 160 bus appartement à M.Tahkout moyennant des prix de location trop élevés soit 17.000.00 dinars/ jour par bus, bien que les recettes ne dépassent pas les 7000 dinars/ jour, soit un déficit budgétaire de  10.000 dinars/ jour et par bus. Ils reprochent  à M.Mahieddine Tahkout d'avoir  offert deux (02) véhicules de marque Hyundai à M.Fouzi Berber le DG et M. Abdelkader Chenafa le SG du syndicat. C’est un climat délétère qui prévaut actuellement au sein de l’Entreprise des transports d’Oran (ETO) et de la direction du transport de la wilaya d’Oran. Les deux parties se rejettent mutuellement les conséquences d’une crise qui a éclaté depuis plus d’une année. Ils dénoncent le diktat du SG du syndicat et la «passivité» de l'administration: Les travailleurs de l'ETO en grève illimitée  ont gelé leur activité, ne laissant aucun bus ETO circuler et décidé d'un mouvement de protestation illimité pour dénoncer ce qu'ils qualifient de «mauvaise gestion de l'entreprise» et demander le départ du secrétaire général de la section syndicale de l'entreprise, et du Directeur Général , l'accusant ouvertement de «corruption et d'abus de pouvoir». Ils étaient très nombreux, mobilisés devant la porte de la direction, scandant des slogans contre «la hogra» et l'injustice exercées dans l'entreprise. C'est avec une grande émotion que les manifestants se  sont exprimés sur ce qu'ils considèrent comme «situation catastrophique» dont fait l’objet cette entreprise à cause du diktat d'une seule personne. Voulant parler tous en même temps pour exprimer un ras-le-bol général, les travailleurs ont tenu à dénoncer «les dépassements du secrétaire général de la section syndicale et aussi la passivité de la direction pour mettre fin à cette situation. Dans un communiqué rendu public, les travailleurs de l'ETO ont demandé la réintégration de tous les employés victimes de licenciement abusif et l'ouverture d'une enquête sur la gestion de l'entreprise, vu les dépassements observés dans «les accords conclus avec les entrepreneurs et les entreprises, pour le recrutement du personnel et les promotions des employés, sans aucune qualification, la création de postes d'emploi fictifs».Les travailleurs ont également dénoncé «le vol de la pièce de rechange des véhicules. Ce qui a engendré les pannes à répétition des bus ETO. «Nous ne voulons plus de cette «hogra» et cette injustice. Une section syndicale est censée défendre les travailleurs, or c'est le contraire qui se produit. Cette section, avec à sa tête le secrétaire général, c'est elle qui licencie les employés, c'est elle qui recrute les proches et amis, c'est elle qui conclut les contrats avec les entreprises. La direction est absente devant tous ces abus et nous ne pouvons plus nous taire sur ces dépassements graves», ont crié, hier, les manifestants. «Mais maintenant, c'est fini. Nous sommes déterminés à aller jusqu'au bout de notre action jusqu'à ce que justice soit faite et ces gens corrompus soient expulsés de l'entreprise», ont  souligné les manifestants.

 

Medjadji Habib
Mercredi 1 Mai 2019 - 17:38
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