REFLEXION

LES MANIFESTANTS ONT ETE REÇUS PAR LE WALI DE MOSTAGANEM : Les habitants du ‘’Mishler’’ ferment la cité des 216 logts

Ça a chauffé du côté des résidents des magasins commerciaux des bâtiments dits « Mishler », dans le quartier des 216 logements. Ils ont bloqué le rond-point du carrefour des « trois dauphins » comme moyen d’expression pour se faire entendre. Les manifestants sont restés pacifiques dans leur mouvement de colère, en dépit d’apparences trompeuses, comme c’est souvent les cas. Le wali Abdessamie Saïdoune, n’a pas lésiné en les accueillant sans formalités dans son cabinet où il a pris acte de leurs doléances en vue de trouver une solution, à leur cas d’espèce.



En effet, contre la précarité et pour une solution urgente à leur sempiternel cas, ils viennent de bloquer, au cours de la matinée, dès 6 heures du matin de ce Mardi, 07 Juillet 2020, au niveau du  rond-point du carrefour des « trois dauphins » vers la route menant au port de Mostaganem, Kharrouba et l’ensemble immobilier des alentours de l’Ecole de la marine marchande. Alertés, les éléments de la sûreté nationale de la wilaya étaient déjà sur les lieux pour calmer certains esprits apparemment chauffés et pour sécuriser aussi la situation en prévenant toute forme de dérapage .Les manifestants, en haussant le ton, ont déclaré que : «  après  l’espoir qui aurait duré toute une décade, le désespoir s’est installé avec un sentiment d’injustice et, nous n’avons pas trouvé d'autres moyens  pour faire entendre notre voix et faire sentir notre détresse aux décideurs. Nous vivons également avec une angoisse permanente de peur de la menace de nous voir expulsés et nos familles, femmes et enfants, jetés sans pitié à rue… ».Selon des informations recueillies, ils étaient plus de 106 familles à occuper les magasins comme logis. Parmi eux, certains demandeurs de logement inscrits au titre du programme LSP  qui les ont rejoints le 28 octobre 2018, avec l’accord de la Daïra de Mostaganem. »Ces derniers ont été logés au bout des deux (02) années, racontent-ils et nous, cela fait près de dix ans (10) environ, que nous vivons dans ces locaux  alors que nos enfants ont grandi dans des conditions de promiscuité quasiment indécentes et indignes où la plupart d’entre eux ont fini par attraper de nombreuses maladies. » .Ces résidents qui restent sont actuellement près de 46 familles de petite condition sociale survivant au jour le jour  et  disent : « qu’ils ont atteint la limite du supportable et ne croient plus aux promesses non tenues, du chef de la Daïra de Mostaganem et que seul le wali est capable de nous faire sortir de la misère dans laquelle nous pataugeons », ont-ils souligné. Les distributions de logement et de relogement annoncées récemment ont certainement contribué à attiser la tension qui couve çà et là, chez les mal-logés dont certains cas isolés, n’ont pas pu se manifester encore, à l’instar de ceux qui l’on fait. Quoi qu’il en soit, le problème du relogement de ces résident des locaux « Mishler » et un cas parmi d’autres qui habitent dans la précarité et dont ce mouvement de démonstration d’un ras-le bol est un signal fort. En dernière minute, nous avons appris que les représentants de ces quelque 46 familles ont été reçus par M. le wali de la wilaya qui les accueilli et entamé avec eux un dialogue franc, serein et responsable laissant entrevoir  la perspective d’une solution à une échéance plus ou moins  brève et acceptable dont il leur fera part dès que ce sera possible.

Younes Zahachi
Mardi 7 Juillet 2020 - 18:11
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MOSTAGANEM
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