REFLEXION

LES INDICATEURS ECONOMIQUES EN ALGERIE DANS LE ROUGE : La Turquie se protège des migrants algériens

Est-on en train de revivre les années 90 ? Après que la Turquie ait formulé la demande de suppression de visas entre l’Algérie et la Turquie, une demande jugée irrecevable par l’Algérie, voilà que le gouvernement Erdogan décide de restreindre l’accès au pays des Sultans aux Algériens âgés entre 18 et 35 ans et ce, à cause des indicateurs économiques en Algérie qui laissent présager une vague de migration sans précédent vers ce pays frontalier de l’Union européenne.



La situation économique de l’Algérie fait craindre le pire notamment chez les voisins proches, notamment l’Europe et les pays arabes du Golfe. La Turquie a pris ses précautions et a décidé de  supprimer le visa électronique de type C1 aux jeunes algériens âgés entre 18 et 35 ans. Le visa C1, sera annulé, tandis que celui B1, également électronique délivré aux personnes âgées de moins de 18 ans et plus de 35 ans, sera octroyé, mais à condition, il faut avoir un visa ou une résidence en cours de validité pour les Etats-Unis, le Royaume Uni ou l’espace Schengen. Et pour ceux qui ne remplissent pas ces conditions vont devoir faire une demande de visa (vignette sur passeport) auprès des services consulaires de l’ambassade de Turquie en Algérie. Cette mesure vise en réalité à stopper le flux de migrants qui traversent le sol turc pour se rendre en Europe notamment à travers la frontière avec la Grèce, car, le visa électronique turc était très accessible dans le passé pour les jeunes avec paiement électronique. Il est à rappeler  que l’Algérie avait refusé la suppression des visas pour les ressortissants de la Turquie, rejetant une demande réitérée par le président turc Recep Tayyip Erdogan lors de sa visite d’État à la fin du mois de janvier 2018.  « La suppression des visas avec la Turquie ne peut être envisagée actuellement en raison de profondes divergences entre les deux pays sur les dossiers sécuritaires et sur les conflits en cours dans la région d’Afrique du Nord », avait déclaré un diplomate algérien. Le sujet avait été évoqué par les deux gouvernements durant la visite du président Erdogan, mais que la partie algérienne a conclu que la suppression des visas ne peut être à l’ordre du jour dans les circonstances dans lesquelles sont plongées les régions d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Le cas turc n’est pas unique puisque la France, l’Espagne et les Etats-Unis ont durci les conditions d’octroi de visas. En conséquence à la crise migratoire qui a touché en 2015 l'Europe en général et l’espace Schengen en particulier, la France a effectivement durci ses conditions d’octroi de visas, avait déclaré le 19 novembre 2018 Marc Sédille, le consul général de France en Algérie, dans un entretien accordé au site d'information Tout Sur l'Algérie (TSA). Quant à l’Espagne, l’opérateur BLS International, chargé du traitement des demandes de visa a fait part de nouvelles mesures pour les Algériens qui voudraient se rendre en Espagne. En effet, dans une nouvelle note publiée sur son site Web, ce prestataire exige du demandeur d’établir une preuve formelle qu’il avait déjà obtenu un visa auprès des autorités ibériques au cours des deux dernières années. Aussi, il va falloir montrer patte blanche. Si vous souhaitez demander un visa pour les États-Unis. Des informations supplémentaires, comme les noms de comptes sur les réseaux sociaux sont désormais demandées.

Charef Slamani
Mercredi 28 Août 2019 - 17:16
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ACTUALITÉ
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