REFLEXION

LES CHAUFFEURS DE TAXI INTER-WILAYA AU CHOMAGE FORCE : Les ‘’clandestins’’ se frottent les mains à Oran

Les taxis inter-wilaya de la wilaya d'Oran sont en chômage technique imposé par la pandémie du coronavirus, depuis mars dernier, se demandent pourquoi les pouvoirs publics tardent à prendre la décision de leur permettre de reprendre du service comme cela a été décidé dans d’autres secteurs de services.



« Cet arrêt de travail nous a occasionné d’incommensurables dommages, ce que nous ne pouvons plus supporter », lâche un membre du syndicat de la Fédération nationale des taxieurs algériens. Comme il nous a révélé que de nombreux taxieurs inter-wilayas, pour subvenir aux besoins de leurs familles et ne pouvant faire autrement ont franchi le pas pour  repeindre leur véhicule et de travailler clandestinement sur la même ligne qui leur était accordée». Nous indiquant à ce sujet : « Il suffit de faire un tour du côté de la station d'El Bahia et, particulièrement, aux abords de la station de carburant pour se faire une idée sur le phénomène de la clandestinité et le nombre impressionnant de personnes dans l’attente d’un taxi clandestin sans parler des personnes proches de leur véhicule en stationnement sur l’espace qui annoncent à haute voix leur destination et dont la clientèle doit débourser une majoration sur le tarif officiel soit 4000 Da et 5000 Da la place pour rejoindre la capitale d'Alger,. On se demande  pourquoi les taxis inter-wilaya n’ont pas repris du service du moment où les taxieurs s’engagent à respecter les mesures de distanciation entre leurs clients à bord. En somme, le taxieur trouve parfaitement son compte, puisque ce sont souvent des taxieurs officiels qui ont basculé dans la clandestinité .En raison d’une forte demande de personnes dans le besoin de se déplacer, ces dernières n’ont d’autres alternatives que de prendre place dans un véhicule non autorisé à ce type de service explique un usager .Ce qui est regrettable c’est qu’au moment où des centaines de taxieurs attendent avec impatience la levée d’interdiction de reprendre la route et souffrent d’un manque de revenus, les clandestins profitent de l’aubaine pour prendre la place des taxis et réaliser le cas échéant de très belles affaires avec des prix trop élevés et même exorbitants.

Medjadji Habib
Lundi 23 Novembre 2020 - 14:53
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Oran
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