REFLEXION

LES CARRIERES D’AGREGATS D’AL ANÇOR POINTEES DU DOIGT : Forte menace sur l’environnement et la santé à Oran

Chaque jour, toute la région est noyée dans la poussière provenant des carrières d'agrégats de Djorf El-Alia, sise à El Ançor, causant ainsi un véritable massacre écologique et une forte menace de l’environnement et de la santé des citoyens. Il suffit juste de s’arrêter sur les lieux pour constater une forte présence de couche blanchâtre qui couvre les feuilles d’arbres et comprendre ainsi la grande inquiétude des riverains qui ne cessent d’interpeller les autorités concernées.



Cela fait plus d’une quinzaine d’années que les pelleteuses continuent d’extraire des tonnes de gravas au lieu dit Djorf El-Alia sis dans la commune d’El Ançor (60 km  à l'ouest de la wilaya d’Oran), et ce, malgré les nombreuses actions de protestation menées par les citoyens de la région pour dénoncer ce massacre écologique. Ni les champs, ni les vergers, ni les tomates de marmot de la région ne sont épargnés par les gros nuages de poussière qui s’élèvent quotidiennement de ce gisement, au vu et au su des autorités locales mais aussi des responsables de la wilaya d’Oran, qui ont été interpellés maintes fois à ce sujet, en vain. D’ailleurs, il suffit de s’arrêter sur les lieux pour constater cette couche noirâtre qui couvre les feuilles d’arbres et comprendre ainsi la grande inquiétude des riverains. Il faut ajouter le fait que la santé des habitants est de plus en plus menacée par des poussières nocives et les gros désagréments provoqués par le ronflement des moteurs des engins en tous genres. De jour en jour, des pans entiers de roches sont exploités par la société détentrice d’un titre minier qui lui avait été délivré et signé par le ministre de l’Énergie et des Mines, Chakib Khelil, d’abord pour une première concession datant du mois de janvier 2005 pour une durée de dix ans, puis renouvelée, a-t-on appris, récemment en 2015 après l’expiration du premier contrat. Notons que du côté des exploitants de cette société Turque, tout a été fait dans la transparence et les règles de l’art après avis d’une commission composée de représentants de tous les services concernés, notamment ceux de la santé et ceux de l’environnement, qui leur aura accordé son aval sans aucune réserve. Un représentant de cette commission a même affirmé, à maintes reprises, que l’exploitation de ce gisement n’avait aucun impact ni sur l’environnement ni sur la santé des habitants comme le prétendent les villageois contestataires, mais cela reste à vérifier. La colère de ces citoyens ne date pas d’aujourd’hui et, à plusieurs reprises, ils avaient demandé la fermeture de ces sites, qui sont à l’origine de nuages de poussière, qui envahissent leurs maisons et constituent une menace pour leur santé et celle de leurs enfants.  Les habitants de la commune d’El Ançor, ont dénoncé  maintes fois l’exploitation de cette carrière d’agrégats, qui existe depuis 1991, où ils se sont même manifestés en 2009 revendiquant la fermeture des carrières, situées à quelques encablures de cette bourgade. Cette manifestation a poussé les services concernés à revoir les méthodes de gestion et d’exploitation des carrières. Un décret exécutif relatif à l’exploitation des carrières et des mines a été promulgué en octobre 2009. Il y a lieu de noter que l’association ONSA avait déclaré, à l’époque, le recensement de 1.864 personnes en 2004, et plus de 2500 en 2009 qui souffraient de maladies respiratoires à cause de la poussière, qui se dégage des carrières de Djorf El-Alia.Une chose est sûre, les habitants de la région ne comptent pas baisser les bras et exigent, une fois de plus, des autorités locales de réagir.

 

Medjadji Habib
Samedi 1 Juin 2019 - 19:01
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Oran
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