REFLEXION

LE THEATRE DE MOSTAGANEM ENTRE LA MAFIA FINANCIERE ET LA POLITIQUE : Un audit est indispensable

Où en est ce théâtre amateur qui, il y a quelques années accueillait des dizaines de troupes théâtrales étrangères et suivi par des milliers de familles ? Et quelle malédiction a frappé cette culture de Mostaganem pour devenir, un ‘night-club’’ pour Zehouania et Kader japonais ? Sommes-nous obligés de supporter l’incompétence des pseudos hommes de la culture de Mostaganem qui ont massacré la culture et politisé le théâtre amateur ? Toutes ces questions et autres ont été l’étincelle d’un débat explosif, animé par une trentaine d’hommes et femmes du 4eme art dans le cadre d’un forum organisé au siège du journal Réflexion.



Mostaganem qui fut plus d’un siècle le berceau de la culture dans son sens le plus large à savoir le cinéma, les chansons andalouse, chaabi et bédouine et  entre autres  le théâtre qui veut être spolié par des gens qui n’ont aucun amour pour ce dernier.  A cet effet, il ya lieu de rappeler  que le 4ième art qui durant l’époque coloniale fut créé par un nombre restreint de grands dramaturges tels que feus  Ould Abderrahmane Abdelkader dit Kaki (fils de Mostaganem)  Benabdelhalim et bien d’autres dont ils sont les fondateurs de ce théâtre et qui fut une première en Algérie. Cependant, depuis quelques décennies où la léthargie et la désunion qui ont atteint leur summum, le théâtre de Mostaganem tel un naufragé se voyant sombrer dans l’oubli et le désintéressement lance un appel de détresse à tous les fils de ses fondateurs pour le sauver de ces prédateurs qui veulent en faire leur propriété non pas par amour de l’art mais à d’autres desseins.   
Par ailleurs, cet appel est lancé pour conserver la dignité Mostaganémoise et redorer le blason du 4ième art et lui restituer sa splendeur et même le projeter vers l’avenir avec de nouvelles idées pour répondre aux exigences du siècle.

UNE OUVERTURE D’ENQUETE SUR LA GESTION DE LA CULTURE  EST INDISPENSABLE !  
Devant cet appel de détresse, toutes les âmes vives ainsi que les responsables du théâtre ont  sollicité les colonnes du journal ‘’Réflexion’’ pour pouvoir s’exprimer à cœur ouvert  de tous les aléas et les embûches que vit le théâtre  et ses dirigeants en organisant une rencontre où seront conviées  toutes les personnes ayant un lien de près ou de loin avec le théâtre. A cette sollicitation, le directeur Général du journal qui s’est fait un plaisir d’organiser une rencontre le Vendredi 20 Août 2018 avec elles au sein du siège du journal. Sa contribution est plus que nécessaire étant donné qu’une pépinière d’intellectuels ont assisté à cette rencontre où tel un (melting pot) creuset rassemblait des hommes et femme du théâtre, des journalistes et même un responsable du sport car chaque idée ou proposition pourrait enrichir cette rencontre.
 Au cours de ce débat fructueux, toute une rétrospective de l’état des lieux du théâtre à Mostaganem où il fut révélé d’une façon unanime tous les problèmes que rencontrent le staff et les responsables du théâtre qui se sont retrouvés marginalisés. Tout d’abord, le problème financier se pose avec acuité d’une part et le groupe se retrouve complètement démuni financièrement, n’ayant pas de structure et encore moins un agrément  pouvant  les reconnaitre en tant qu’entité culturelle et leur ouvrant un droit à l’exception d’un registre de commerce sans activité réelle. Devant l’exposition de tous ces problèmes qui à leurs yeux ne trouvent pas de solutions.
 La majorité des intervenants ont tous partagé l’idée que le théâtre à Mostaganem a perdu sa vocation culturel et devenu un registre de commerce pour certains parachutés dans le monde du quatrième art qui ont squatté ce noble théâtre amateur enfanté par les fils nobles de Mostaganem. Ensemble,  les artistes et anciens organisateurs réunis au siège de Réflexion ont tous et toutes déclarés ; ‘’ Un audit ministériel est plus que nécessaire pour voir plus clair la gestion de ce théâtre qui depuis une décennie aucun organisateur n’a fait le bilan, il est temps pour le ministre de la culture de faire une descente à Mostaganem pour voir où vont les milliards de la culture et plus particulièrement du théâtre amateur, du fait que plusieurs sources indiscrètes révèlent que le secteur de la culture de Mostaganem est en faillite et se noie dans les dettes !’’     
Un membre actif riposta en déclarant : ‘’Tout d’abord et avant toute chose, deux éléments essentiels et primordiaux doivent être mis en place à savoir la réconciliation entre tous les membres du monde du théâtre ainsi qu’un rapprochement du citoyen et amoureux du théâtre et mettre en place une organisation pour pouvoir démarrer de nouveau. Par ailleurs, il faut être à la page du nouveau monde de la technologie et des réseaux sociaux en ouvrant un compte facebook pour communiquer avec le monde extérieur pour rallumer la  flamme et se faire connaitre. Dans le même contexte, il faut préparer une pétition avec le maximum de signatures pour pouvoir plaider votre cause concernant les festivals du théâtre de Mostaganem  qui se fait à votre insu pour le sauver alors que l’Etat débourse des sommes faramineuses dont d’autres personnes qui se prétendent des gens du théâtre alors qu’ils organisent les festivals dans un but plutôt lucratif qu’artistique, c’est pour cela qu’un audit est plus que nécessaire pour voir plus clair et savoir où va l’argent de l’Etat.

POURQUOI PAS UNE EPIC ‘’MOSTA THEATRE ‘’
Dans le même contexte Mrs. Mebarek Abdellah et Belayachi Naboussi proposent à l’assistance  de créer des associations pour les soutenir et créer une dynamique qui fera bouger les choses  et renforcer le théâtre. Dans le même ordre d’idées, les membres intervenants proposent de créer une EPIC  comme celle de l’EPIC  Mosta propre, pour se démarquer  et s’autofinancer car l’argent est le nerf de la guerre et qui détient la finance est maitre à bord et peut  imposer sa politique et sa façon de voir et cela conformément à la politique tracée par le pouvoir et donc le partenaire n’a pas droit ni à la parole, ni à la liberté de s’exprimer librement.  Mais en appliquant les principes fondamentaux cités ci-dessus,  on pourrait se démarquer financièrement de l’Etat auquel on est assujettis sans pour autant négliger l’aide de l’Etat qui est plus que nécessaire. Mais du fait qu’il y a toujours un ‘’mais », il y a lieu de savoir qu’une EPIC ne peut exister que si certains critères sont appliqués. Il est à signaler qu’une entreprise à caractère économique se doit  de se fixer des buts et des objectifs car son but est de tirer profit et faire des bénéfices. Ces derniers cependant, ne pourront être atteints pour financer le théâtre que si trois éléments économiques sont réunis à savoir les potentiels humain (ressources humaines), matériel et financier.
Avant de clôturer les débats, les intervenants ont demandé à ce que le flambeau du théâtre de Mostaganem soit remis entre les mains de notre belle jeunesse qui a des potentialités et des occasions que l’ancienne génération n’a pas eu.  C’est pour cela qu’il faut leur faire confiance et les aider, car ce n’est pas par des louanges, mais par l’imitation qu’ils pourront honorer leurs prédécesseurs et pourquoi ne pas les surpasser.

Etaient présents à cette rencontre :
Des jeunes et vieux artistes et comédiens, des cadres de la culture, des anciens organisateurs, la société civile ainsi que des proches des défunts artistes piliers du théâtre amateur. Belalem Imane, comédienne de théâtre, Daouadji Mohamed Chakib , Mebarek Abdellah ; ancien organisateur, Benmahi El Ghali : comédien ,Mohamed, réalisateur- ancien commissaire, Bouhella Mokhtar , fan du théâtre, Hadj Bennaceur ,  Mohamed , acteur , Belmehel Ayoub Nasrallah , acteur et chorégraphe, Mahmoud  Mohamed ,comédien de théâtre, Mezadja Ali , et Mezadja Fethi , fils du défunt Mezadja Bouzid, Belayachi  Naboussi , fan du théâtre ,  Abdelhakim Rahmouni ,conseiller principal (scénographe), Benachour Abdelkrim, président de l’association des journalistes, Rezgui Mansour : fan du théâtre ,  Benguoua Taha ouail : acteur de théâtre, Mahfoud  Benhadouche  ,  artiste

 

Benyahia El Houcine
Dimanche 22 Juillet 2018 - 19:23
Lu 1749 fois
MOSTAGANEM
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | Moul Firma






Edition du 19-01-2018.pdf
3.44 Mo - 18/01/2019





Actualites et journaux Afrique





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+