REFLEXION

LE PROFESSEUR TAHA NAJAR DE L’INA TUNISIEN A REFLEXION : ‘’La production animale, l’avenir du Maghreb’’

De passage au journal’ REFLEXION’’, le professeur Taha Najar, de l’Institut National d’Agronomie Tunisien, a longuement parlé de sa présence en Algérie, en qualité d’intervenant dans le cadre de l’organisation de conférences sur la production animale et ses multiples thématiques dont le stress thermique et ses impacts sur l’élevage animal et les additifs alimentaires. Il a conclu en dernier, que la production animale reste l’avenir du Maghreb et doit être encadrée par les chercheurs dans le domaine.



Invité par  le laboratoire des sciences  et des techniques de la production animale de l’université ‘’ Abdelhamid Ibn Badis’’ de Mostaganem, l’éminent professeur   Taha Najar d’une université  tunisienne, accompagné d’un professeur de l’université locale, a rendu visite au siège  du journal ‘’REFLEXION’’. Abordant  plusieurs sujets touchant  à la production animale, lors de son allocution à bâtons rompus, le professeur  a souligné que sa présence en Algérie entre dans le cadre de cycles de formation doctorale en sciences  biotechnologiques, initiés par l’université d’accueil, permettant la mobilité des enseignants  entre les deux pays et les deux universités pour favoriser la coopération dans le secteur ciblé . A  ce sujet, il a cité que plusieurs rencontres sont organisés avec les enseignants, les chercheurs  et les étudiants.

Le stress thermique chez les bovins, la volaille ou encore les caprins
Des conférences- débats  sont animées  en ce sens et  touchent  aux thématiques d’actualité  et d’intérêts communs. L’une de ces dernières a porté sur l’étude du stress thermique et son impact  sur les animaux d’élevage. Notons au passage, que lorsque les températures grimpent, les animaux de l'élevage sont souvent confrontés au phénomène de stress thermique et n'arrivent plus à réguler leur propre température corporelle. Ce qui entraîne des effets néfastes pour leur santé, tels qu'un affaiblissement de leur résistance aux maladies et une diminution de leur croissance. C'est pourquoi il est primordial de prendre à temps les mesures qui s'imposent en vue d'éviter le stress thermique chez les bovins, la volaille ou encore les caprins. Quant à la seconde conférence, elle a ciblé également  un thème d’actualité relatif  aux  additifs  alimentaires  dans la nutrition animale.

Les additifs concourent de façon significative à la qualité sanitaire
Ce deuxième sujet  se rapporte  à l’alimentation animale qui doit comporter des  additifs pour mieux l’équilibrer et offrir à l’animal une ration alimentaire variée, car les additifs et les ingrédients entrant dans la chaîne alimentaire concourent de façon significative à la qualité sanitaire et à la qualité organoleptique des aliments destinés aux animaux en contribuant à la texture, à l'appétence, au goût ainsi qu'à la valeur nutritionnelle des aliments. Les additifs permettent d'apporter aux animaux une ration équilibrée, complète, aisément digestible afin d'exprimer tout leur potentiel zootechnique. Cette formation  de haut niveau  offre également des possibilités de coopération dans le domaine, au niveau de la mobilité de deux laboratoires, l’encadrement des étudiants, et la participation de  ces derniers  dans des projets de recherches dans un cadre bilatérale ou internationale, touchant au domaine de la production animale ou agro-alimentaire. Ces  cycles  de formation ont également de  fournir  aux universitaires, une nouvelle approche  sur le développement durable de l’élevage et de la valorisation des produits animaux, plus particulièrement  sur le changement climatique et ses impacts prévisibles dans la région du Maghreb.

Une ressource agricole, si mal exploitée en Algérie
D’autres  sujets  ont été abordés par le professeur et ont porté  sur la valorisation  d’une ressource agricole, si mal exploitée en Algérie, la figue de Barbarie dont  l’usage se limite juste en sa qualité  de fruit, largement consommé en été. Intervenant à son tour, le chercheur est revenu sur ses bienfaits qui demeurent malheureusement fort méconnus en Algérie. Il a cité quelques principaux nutriments contenus dans  cette magnifique  figue de barbarie, dont l’eau. Cette dernière est très riche en eau, ce qui en fait un fruit idéal pour l'été avec son côté rafraichissant et désaltérant. Elle contient la vitamine A contenue  qui permet notamment un bon renouvellement des tissus de l'organisme et un bon apport en magnésium, qui permettra notamment d'entretenir les muscles, le système nerveux et de participer à une bonne digestion, de  la vitamine C  qui lui confère de bonnes propriétés anti-oxydantes,  et à lutter contre le vieillissement cellulaire. Elle est également utilisée dans l’alimentation animale, surtout les raquettes sans épines dont les chèvres en raffolent. Rappelons, en conclusion, le professeur  dispose d’un  riche parcours professionnel. Il est d’abord  professeur en production animale, il occupe le poste  de directeur  de la commission des thèses de l’institut national d’agronomie en Tunisie. Il est également membre du conseil  d’université de Carthage. Entre autres, le  chercheur  est un expert en la matière auprès  d’organismes internationaux  dont l’organisation  des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture  (F.A.O)  et l’United States  Grain Council. Il est également l’auteur de plusieurs publications  internationales traitant  de la production  animale et  autres sujets ayant trait à cette dernière, comme il est membre de  plusieurs autres commissions du ministère de l’agriculture et du ministère de l’enseignement supérieur.

 

L. Ammar
Mercredi 14 Mars 2018 - 19:13
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ACTUALITÉ
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