REFLEXION

LE MINISTRE DU COMMERCE REVELE A DEMI-MOT : Le Dinar pourrait être dévalué

S’exprimant, dimanche, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio, M. Mohamed Benmeradi, ministre du commerce, constate que le choc pétrolier, à partir de 2014, et le glissement de la parité du dinar qui s’en est suivi, a donné lieu à limitation de 15% des importations.



Pour Benmeradi, ceux qui sont en train de “se plaindre utilisent un petit peu le réseau et profite un peu des sous dégagés par les exportations des hydrocarbures.” Et d’arguer: “et ceci quand on passe par un système bancaire, avec un taux de change qui ne reflète pas toujours sa véritable valeur, le dinar étant aujourd’hui très probablement surcoté sur la place officielle”. En effet, pour le ministre du Commerce, le “véritable niveau” du dinar est “probablement plus proche de celui du marché parallèle. Donc, poursuit-il, l’Etat est aujourd’hui en train de subventionner indirectement les importations”.  ‘’Il faudrait que l’institution d’émission, qui gère la parité du dinar travaille davantage à ce que les deux taux se rapprochent’’, a-t-il souhaité. "Les importateurs passent actuellement par un système bancaire avec un taux de change qui ne reflète pas toujours sa véritable valeur, a-t-il déploré. Toutefois, il estime que le recours au financement des importations par les moyens propres en devises de l'importateur est une solution "dangereuse" puisqu'elle encourage davantage le marché parallèle. "Il faut d'abord contrecarrer le marché parallèle de change en travaillant sur la parité du dinar de manière à ce que le taux officiel et celui du parallèle se rapprochent", suggère-t-il. En outre, le ministre a réaffirmé qu'une évaluation du système de subvention était en cours au niveau du gouvernement: "Nous sommes en train de travailler pour voir concrètement comment basculer d'un système de subvention généralisé vers un système ciblé qui nous permettra de mettre fin à cette incohérence qui contribue aux dérèglements observés dans le commerce extérieur". En plus du dinar surcoté, qui, selon le ministre du Commerce augmente la facture des importations, l’État subit les pertes infligées par la surfacturation, qui «existe incontestablement», selon M. Benmeradi.

Ismain
Dimanche 28 Janvier 2018 - 18:47
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ACTUALITÉ
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