Les deux tiers de l'effectif de la garde communale seront incorporés dans les rangs de l'Armée nationale populaire (ANP), a annoncé jeudi 2 décembre, M. Daho Ould Kablia, ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, dans une déclaration à la presse en marge de la cérémonie de sortie de la 12e promotion des agents femmes de l'ordre public à l'Ecole de police d'Aïn Benian. Ce choix de verser deux tiers des effectifs dont le nombre est évalué à 94 000 éléments dépendra de l'aptitude des personnes à continuer à servir dans les rangs de l'ANP, a expliqué le ministre. Celui-ci a rappelé que l’armée avait sollicité l'ensemble du corps de la garde communale « dans toutes les opérations sécuritaires qu'elle avait menées sur l'ensemble du territoire national dans le cadre du redéploiement ». Quid du reste des effectifs ? Le ministère de l’intérieur a souligné que dans le « tiers restant, il y a une partie qui est déjà touchée par la retraite, une autre sera admise en congé de maladie de longue durée tandis que le reste sera déployé au sein de la police communale ». M. Ould Kablia a précisé qu'une dizaine de milliers de gardes communaux sera affectée à des « tâches pour lesquelles ils ont été préparés comme la surveillance, la sécurité au niveau de certains corps qui ont en fait la demande, tels que les forestiers et les entreprises de sécurité ». Le ministre de l’Intérieur n’a pas donné le nombre des gardes communaux qui seront incorporés dans les rangs de l’armée. Il n’a pas, non plus, évoqué le sort des groupes de légitime défense (GLD), constitué essentiellement de patriotes. La création de la garde communale, comme force supplétive de l’armée, remonte au milieu des années 90 afin de prêter main forte aux forces de sécurité dans la lutte antiterroriste. Interpellé sur le dossier de restitution des armes aux citoyens ayant fait la demande pour participer à la lutte contre le terrorisme, le ministre a indiqué que « cette décision sera, en tout état de cause, examinée et décidée en fonction de la situation sécuritaire ». Selon lui, il existe toujours quelques zones où « le terrorisme continue à sévir ». Défendant le choix des autorités de l’époque de confisquer les armes aux citoyens, il a rappelé que celles-ci avaient été retirées dans le cadre de la proclamation de l'état d'urgence dans les années 1990. Cette décision, a-t-il ajouté, « n'est pas venue pour pénaliser les citoyens mais pour empêcher que ces armes ne soient prises par les mouvements terroristes qui étaient assez nombreux à l'époque ». Depuis une dizaine d’années, des milliers de citoyens n’ont de cesse de réclamer la restitution de leurs armes confisquées dés



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