REFLEXION

LE LPA A 280 MILLIONS CHEZ LE PRIVE ET 458 MILLIONS CHEZ L’AGENCE FONCIERE !!! : Les raisons du sit-in des bénéficiaires du 100 LPA Achaacha

Alors que l’Agence Foncière est déjà décriée par le sit-in de son personnel demandant une enquête sur la gestion de son directeur ; un autre sit-in s’est tenu hier au pied de l’Agence, mais cette fois-ci, fut organisé par des bénéficiaires de logements LPA pour crier à l’escroquerie !



Le Logement Promotionnel Aidé (LPA) dont l’Etat vient en aide au bénéficiaire avec une somme de 70 millions de centimes, et le reste à la charge du bénéficiaire, ne semble pas répondre toujours au prix arrêté par l’Etat. Cela dit, le cout de revient du LPA dépend d’abord du cout du mètre carré qui est de l’ordre de 40.000 DA, qui est une valeur nationale suite à un arrêté ministériel. Et généralement, ce type d’habitation recèle d’une superficie habitable de 70 mètres carrés. Ce qui par une petite opération de multiplication peut donner une idée sur le prix de cession de ce logement. Ainsi 70 m² X 40.000 DA= 2.800.000 DA, moins les 700.000 DA d’aide étatique du CNL, donne une valeur finale de 2.100.000 DA. Chiffre de vente finale que devrait respecter tout promoteur, public ou privé, ayant soumissionné et acquis un projet de réalisation de LPA auprès de la Direction de Logement.  Or, le prix de vente de ce LPA réalisé et vendu par l’Agence Foncière de Mostaganem, ne semble aucunement respecter les prix décidés par le gouvernement, puisqu’au lieu du dit chiffre de 2.100.000 DA, le bénéficiaire se voit dans l’obligation de payer la somme astronomique de 4.575.389,52 DA, avec une différence non seulement de taille mais de tout un autre logement, puisque l’écart entre le prix demandé par l’Agence Foncière et le prix statué par le gouvernement est de l’ordre de 2.485.389,52 DA !!! De quoi se demander si les LPA de l’Agence Foncière étaient bâtis à Paris ou à Achaacha !    
« IL VOUS APPARTENAIT DE MAITRISER LE MONTAGE FINANCIER AU DEPART ! »
Et cet écart monumental ne fut pas du gout des bénéficiaires du projet dit 100 LPA au niveau de la commune d’Achaacha. Ce qui n’a pas été du gout des concernés face à toute cette augmentation qui ne dit pas son nom ! Ainsi, une intervention a été faite par monsieur le Chef de la Daïra de la même ville qui est intervenu auprès de la Directrice du Logement auprès de la Wilaya pour voir plus clair suite aux incessantes demandes citoyennes. Ce qui a poussé cette dernière pour sa part, à demander des explications à l’Agence Foncière, lesquelles ne furent aucunement tenir la route puisque madame la directrice du Logement répondit en date du 28 Mai 2017  au Directeur de l’Agence Foncière par une correspondance qui affirme tant d’ambiguïtés pour ne pas dire des dépassements dignes d’une gestion catastrophique, où elle mentionne noir sur blanc : «  j’ai l’honneur de vous informer qu’après exploitation de la fiche d’évaluation, le prix de cession par logement hors foncier est de plus de 60.000 DA / m², ce qui est hors norme du LPA, tel que régi par l’arrêté interministériel du 14 Mai 2011 définissant les spécifications techniques et conditions financières applicables à la réalisation du logement promotionnel aidé ». Encore, la missive de la même responsable ne manqua pas de mettre les points sur les i à l’égard de cet épineux dossier en ajoutant à l’égard du même directeur de l’Agence Foncière : «  Ceci dit, en tant que promoteur, il vous appartenait de maitriser le montage financier au départ en s’inscrivant à la mouture de la fiche technique approuvée par nos soins le 20 Mai 2015 et qui définissait le prix de cession par logement à 3.000.000 DA pour un F3 de 72m² avec des tolérances, selon les superficies ».
LE RECIDIVISME DE L’AGENCE FONCIERE !!!
Mais, en dépit de la claire, nette et précise première correspondance de la responsable de la Direction du Logement, le patron de l’Agence Foncière, a apporté une nouvelle évaluation du dit projet de 100 LPA Achaacha, pour arriver à un inférieur cout dans la fourchette a été apporté à 3.640.284,52 DA. Ce qui a donc ramolli l’apport personnel de 945.105,00 DA. Grosse somme qui à elle seule, laisse et le bénéficiaire et toute autre institution hiérarchique se poser ou bien 100 commentaires, ou bien faire passer sans commentaire ! Ce qui a fait manifester une nouvelle fois la Directrice du Logement en une deuxième correspondance plus terre à terre au même patron, par la sorte : «  … vous a été rappelé par notre courrier n° 1017 du 28 Mai 2017, et après l’examen de la deuxième mouture transmise par courrier n° 142 du 09 Juillet 2017, j’ai le regret de vous informer que le prix de cession du logement qui est passé de 4.585.389,52 DA à 3.640.284,52 DA demeure toujours supérieur à 40.000 DA le m² habitable », cela pour le politiquement correct. Car, la Directrice du Logement apparemment excédé par ce dossier, n’a pas omis d’ajouter en fin de sa lettre : « Ceci dit et quel que soient les motifs avancés aux bénéficiaires, et refusés par ces derniers, il y a lieu de rappeler que tout promoteur privé ou public ayant conduit un projet LPA devrait impérativement maitriser les couts dès le départ, et respecté les prescriptions financières régissant ce segment. De ce qui précède, je vous inviterai, une nouvelle fois, à respecter le prix de cession normalisé du LPA cité plus haut », rappelait la directrice.
UN LPA AU PRIX DU PROMOTIONNEL A ACHAACHA :  CECITE OU SUICIDE ?!
Pour revenir au sit-in tenu au pied de l’Agence Foncière de Mostaganem, des bénéficiaires du projet 100 LPA décrié, n’ont pas manqué de soulever certaines questions de taille à l’égard de toute la politique financière de l’entreprise. Le cas, d’un bonhomme qui se demandait : « l’Agence Foncière nous a-t-elle vendu des logements promotionnels ou des logements LPA ?! » Alors qu’un autre bénéficiaire, s’interroge : « Pourquoi le LPA estimé à 280 millions de cts par l’Etat, alors que l’agence foncière de l’Etat a voulu nous le vendre d’abord à 458 millions  de cts avant de le minimiser à 364 millions ? Est-ce que c’est parce que nous sommes des citoyens ruraux et donc campagnards ne comprenant pas les choses ? Ou parce qu’Achaacha relève de Dubai ou de Singapour ? » Mais au-delà de ces petits commentaires des gens concernés, n’est-on pas là en face d’une EPIC étatique pour le pléonasme, qui semble pousser le citoyen en mal de logement à un esprit à peau de fleur au moment où l’Etat essaye d’acheter par tous les moyens la paix sociale ?! En tout état de cause, chose est sure, l’Agence Foncière de Mostaganem sujette dans un passé récent à une sinistre et abracadabrante gestion, ne semble point sortir du lot du gravissime au su et au vu de tout le monde. Au moment où d’autres bénéficiaires comme celui des 800 LPA Kharrouba, qui ont subi les mêmes filouteries par d’intouchables promoteurs, n’ont pas encore vu leurs logements en dépit d’une patience qui dure et perdure depuis 2012.

 

Ilies Benabdeslam
Lundi 9 Octobre 2017 - 18:24
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MOSTAGANEM
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