REFLEXION

LE BRACONNAGE POINTE DU DOIGT : Menace sur la faune à Mostaganem

Naguère réputée pour sa richesse et sa diversité, la faune des massifs forestiers et des zones montagneuses de Mostaganem semble traverser aujourd’hui une phase de régression caractérisée par des déséquilibres importants .Outre les animaux déjà disparus, de nombreux autres se trouvent menacés ou en voie de disparition, par le braconnage pratiqué à outrance par certains individus.



Le braconnage demeure un phénomène qui continue de porter atteinte à la faune locale, quitte à utiliser différents moyens pour capturer toute espèce de gibier vivant dans les forêts et les montagnes de la région, non sans porter préjudice à la faune locale. Malgré la lutte contre la chasse illicite qui est devenue une activité quasi permanente des services forestiers qui organisent, en collaboration avec des éléments de la Gendarmerie nationale, des points de contrôle sur les axes routiers situés à proximité des massifs forestiers, ce fléau persiste toujours et nuit abondamment à la faune locale. A  ce sujet, un forestier affirme que : “Le phénomène de la chasse illicite est devenu très fréquent dans la région où des délinquants ratissent large à l’aide de chiens afin de capturer toute espèce animale trouvée sur leur passage, bravant la réglementation régissant l’activité de chasse.” Quant aux moyens de chasse utilisés par les braconniers, ils recourent à l’utilisation de ‘’sloughis’’ dressés, des furets, des lances, de filets  et d’armes à feu, dira encore ce forestier. L’autre problème devenu la hantise des agriculteurs est la prolifération du sanglier qui leur cause des pertes de récoltes, et les oblige malheureusement à utiliser tous les moyens même prohibés afin de préserver leurs cultures, faute de battues administratives, mais cette pratique est également nuisible à la biodiversité et à l’équilibre du milieu naturel. Pour se débarrasser du sanglier, animal destructeur des récoltes, des agriculteurs ont eu recours à un produit insecticide dénommé ‘’Lannate’’ qui est généralement utilisé pour la protection des cultures mais provoque des ravages à la faune sauvage. Cette déplorable situation est due à l’apparition de plusieurs facteurs défavorables au maintien et au développement de cette richesse biologique dont les plus notables sont caractérisés par l’absence d’un encadrement juridique en adéquation avec la nature et la spécificité de ce patrimoine et d’une stratégie de développement et de la préservation du gibier et de la faune sauvage en général. Les séries de mesures d’ordre réglementaire et technique pour redresser cette situation n’ont pas encore permis l’émergence d’une réelle politique de développement cynégétique durable.

Ismain
Dimanche 10 Février 2019 - 17:46
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MOSTAGANEM
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