REFLEXION

LA VENTE CONCOMITANTE DE LAIT EN SACHET : Une pratique qui irrite les consommateurs à Mostaganem !

Le problème du sachet de lait continue d’entretenir l’amertume et la colère des consommateurs au niveau des faubourgs et environs de Mostaganem. Alors que le sachet coûte 25,00 DA ici dans le chef lieu, ailleurs, il est cédé à 30,00 dinars et plus. Le citoyen est ainsi pénalisé et pour le comble il est vendu illégalement avec la « concomitance » que l’on croyait révolue.



En effet, chez les commerçants de Tigditt, le lait « reconstitué ou lait du pauvre »  n’est vendu qu’à la condition d’en prendre avec un autre sachet de « lait de vache », c'est-à-dire qu’il s’agit d’un lait naturel ayant été pasteurisé, dont le prix normal est plus cher que l’autre, soit 60,00 Dinars le sachet. Les pères de famille et les ménagères sont complètement désarçonnés et  ne savent quoi faire ni à quel saint se vouer : ils se sentent abandonnés. L’habitude et le besoin aidant, les consommateurs s’inclinent avec amertume à cette loi qu’impose  une supposée « mafia du lait de consommation »  et c’est le cas de le dire  puisqu’il y a un silence  à ce sujet, dont on ne parle plus depuis le mois de ramadan. La demande de cette denrée très prisée par les familles nombreuses et les pauvres, augmente dans la soirée, chez les épiciers qui longent  Kadous El Meddah, Souika supérieure…» ainsi que dans les autres boutiques de Tigditt. Certains commerçants ayant requis l’anonymat disent avec frilosité : « on n’a pas grand-chose à dire, sauf que nous prélevons notre marge habituelle sur le  lait. Nous croyons que la vérité est ailleurs …» .Cela laisse supposer, sous toutes réserves, que les distributeurs agréés livrant le lait aux petits détaillants des quartiers sont pointés du doigt. Un petit épicier de fortune qui a installé, comme les autres, les casiers pleins de sachets de lait à même la rue, dira : « Nous, on n’a rien à nous reprocher, car nos clients sont pour la plupart des connaissances, amis, proches ou de la famille .Un client venu acheter « ses deux sachet de lait », en mode concomitance, a pris langue, dans la brève  discussion avec le commerçant, pour souligner que «  la vente concomitante se pratique depuis longtemps déjà chez les bouchers quand il s’agit d’acheter du foie : qu’il  soit de volaille, mouton ou bœuf . Pour lui : « personne ne parle de cette affaire car, nous les pauvres, on ne peut pas aller à la boucherie sauf pour la volaille, de temps en temps ; mais, les gens aisés ne sont pas dérangés par cette pratique dépassée et le mieux, serait qu’une enquête soit menée officiellement car on a écrit sur facebook, sans suite… »

Younès Zahachi
Lundi 23 Septembre 2019 - 17:04
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MOSTAGANEM
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