REFLEXION

LA TRANSSAHARIENNE ALGER-LAGOS SERA ACHEVEE AVANT LA FIN 2017 : Aller au Nigeria en voiture, c’est possible

Le tronçon algérien de la route transsaharienne Alger-Lagos a été achevé, avait annoncé le Premier ministre Abdelmalek Sellal samedi 14 janvier 2017 à Bamako, lors du 27e sommet Afrique-France. Il avait rajouté que le dernier tronçon de cette route, longue de 4800 km, sera achevé avant la fin 2017, dans le territoire de la République du Niger.



M. Sellal avait, aussi, annoncé que "la pose en territoire algérien du câble de fibre de verre relié au réseau international pour alimenter et désenclaver cette vaste zone du continent en matière de TIC tout au long de l’axe Alger-Lagos a été achevé". Le projet de la route transsaharienne Alger-Lagos est née dans les années 1960 à l'initiative de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA) afin de désenclaver les zones déshéritées et de promouvoir les échanges entre le nord et le sud du Sahara. Il s'agit de construire une route composée de quatre branches reliant Alger et Tunis à quatre capitales sub-sahariennes à Bamako, Niamey, N’Djamena et Lagos. Les six pays membres de ce comité sont l'Algérie, la Tunisie, le Niger, le Mali, le Tchad et le Nigéria. Le projet est financé par les pays concernés et par la Banque africaine de développement. L’Algérie, premier contributeur, estime y avoir investi 3 milliards de dollars, selon les chiffres du ministère algérien des travaux publics. En ces temps de déclin des recettes d'hydrocarbures, il est de bon augure que l'on songe à réunir les conditions nécessaires pour que nos entreprises partent à la conquête des marchés internationaux. Et, plus précisément, ceux des pays africains qui, de par leur proximité et les liens historiques communs, pourraient constituer de mutuels débouchés commerciaux et des terrains fertiles pour les investissements et les affaires en général.

Une véritable aubaine pour les courants d'affaires
La route transsaharienne qui dessert pas moins de 6 pays africains (Algérie, Niger, Nigeria, Libye, Tchad et Mali) sur une longueur de 4500 km et l'autoroute est-Ouest qui relie trois pays d'Afrique du Nord (Tunisie, Algérie, Maroc) sur environ 1400 km constitue une véritable aubaine pour les courants d'affaires entre tous ces pays d'Afrique, pour peu que la volonté politique existe et que  législation soit mise au niveau des attentes des hommes d'affaires.
C'est l'avis de l'Ambassadeur et Conseiller au Ministère des Affaires Étrangères, Smail Benamara, qui s'exprimait le 30 novembre 2016 à l'occasion d'une conférence-débats portant sur le Forum africain de l'Investissement et des affaires qui se tiendra du 3 au 5 décembre à Alger, à l'initiative du Forum des Chefs d'Entreprise. Organisée par le journal électronique Algérie-Eco cette rencontre a permis à ce diplomate chevronné de mettre en exergue tout l'intérêt que les entreprises du continent auraient à coopérer pour développer du mieux possible les échanges à la faveur des infrastructures routières qui existent déjà et celles qui seront réalisées à l'avenir. Outre les retombées en matière d'aménagement du territoire attendues de ces milliers de kilomètres de routes goudronnées reliant plusieurs pays d'Afrique (accroissement des villes, création de nouveaux centres urbains, constructions d'équipements sociaux etc.), la transsaharienne et l'autoroute Est-Ouest peuvent, lorsqu'elles seront totalement achevées, contribuer à la prospérité économique et sociale du continent en favorisant notamment les courants d'affaires. Les échanges facilités par ces infrastructures routières rapides et sécurisées sont effectivement de nature à dynamiser les économies locales, à promouvoir l'investissement et à rationaliser le commerce, en réduisant notamment la contrebande qui saigne les économies des pays africains et notamment, celle de l'Algérie et de certains pays du Sahel qui ont des frontières longues et permissives aux contrebandes.

Beaucoup à faire en matière d'encadrement législatif
Outre les raccordements qui restent à faire (Algérie-Niger, Algérie-Mali, poursuite de l'autoroute est-Ouest vers le Maroc et la Tunisie) il  reste toutefois également beaucoup à faire en matière d'encadrement législatif et réglementaire, de mise en place d'institutions et d'équipements publics (agences bancaires, postes de douanes, services de secours et de sécurité, stations-service, motels, zones d'activités et autres) pour donner vie à ces grandes infrastructures routières. A défaut, ces deux voies construites à grands frais ne seront pas utiles aux économies africaines mais à celles des pays exportateurs qui feront transiter leurs marchandises sur ces « corridors » qui ont, en définitive, été réalisées pour  eux. Les Etats parties prenantes dans la réalisation de Transsaharienne et l'autoroute Est-Ouest sont de ce fait interpellés pour prendre rapidement et collectivement les décisions requises pour huiler les rouages grippés du commerce inter-africain que ces infrastructures sont susceptibles de faciliter.

Financement de Banque africaine de développement
Les financements pour la réalisation des sections en l’état de pistes,  soit 222 km au Niger et 412 km au Tchad, sont entièrement mobilisés ; et les travaux qui seront étalés sur une période de 3 ans sont en cours de lancement. Au total, près de 5.000 kms ont déjà été réalisés depuis 1970.  L’attention a été aussi attirée sur toute l’importance qui doit être accordée à l’entretien de ce  programme routier multinational structurant.  L’objectif étant  de préserver la longévité de ce patrimoine, et de faire revivre les échanges à travers le Sahara.  Et ce pour soutenir les  objectifs de paix, de sécurité, de croissance et de développement, notamment dans la sous-région du Sahel.

 

Ismain
Vendredi 3 Mars 2017 - 16:55
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ACTUALITÉ
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