REFLEXION

L’usine Hyundai de Tahkout ciblée par une enquête



Une commission de contrôle, d'inspection et d’enquête très avancée visitera prochainement l'usine TMC Hyundai, apprend-on en exclusivité auprès d'une haute source sécuritaire qui ajoute que l'objectif principal de cette commission, serait l'investigation sur l'approche de l'octroi de cette société au richissime Mahieddine Tahkout et consorts. Cette dernière enquêtera  aussi sur les conditions ayant permis à certains décideurs de signer ce genre de contrats qui s’élève à des milliards de dinars, dont des montants en millions d'euros à Tahkout, actuellement incarcéré à la prison d'El-Harrach. Notre source précise que cette commission est composée d'experts relevant du ministère de la défense nationale, d’enquêteurs des services de sécurité spécialisés et aussi de commissaires aux comptes.  Selon certains observateurs économiques, cette approche est relative à la récupération des crédits à mettre à la disponibilité de l’Etat, tout en signalant que cette opération sera élargie à d'autres oligarques actuellement en prison. Rappelons qu’au moment où la ministre de l’Industrie et des Mines, Djamila Tamazirt, déclarait que son département a procédé à l’assainissement des projets du secteur automobile par rapport à leur conformité vis-à-vis du cahier de charges, une députée soulevait un cas qui dit plutôt le contraire. Halima Zidane, députée de Chlef du parti du Front Al Mostakbel s’est interrogée sur la société Tahkout Manufacturing Company (TMC), usine d’assemblage de véhicules de la marque Hyundai, appartenant à l’homme d’affaires Mahieddine Tahkout, en détention provisoire depuis le 10 juin 2019. La société TMC n’a toujours pas ouvert son capital à la maison-mère sud-coréenne, Hyundai, comme exigé par l’article 6 du décret exécutif n° 17-344 du 9 Rabie El Aouel 1439 correspondant au 28 novembre 2017, fixant les conditions et les modalités d’exercice de l’activité de production et de montage de véhicules. Le cahier des charges, dans son article 6, stipule que “le dossier requis pour l’obtention de l’autorisation provisoire”, comprend, entre autres, “une copie des statuts de la société, faisant ressortir l’activité de production et de montage de véhicules, ainsi que la prise de participation du constructeur-partenaire dans le capital de la société de production de véhicules”. Le même décret fait savoir dans son article 13 que “les projets entrés en production avant la publication du présent décret, disposent d’un délai de douze (12) mois pour leur mise en conformité avec les dispositions qu’il prévoit. Le délai, qui a été rallongé de 6 mois, a pris fin en mai 2019. Dans ses articles 20 et 21, dans la section “Sanctions”, le décret fait savoir que “tout manquement aux dispositions de ce décret exécutif donne lieu à l’établissement, par les services de contrôle habilités, d’un rapport ordonnant au contrevenant d’y remédier dans le délai fixé dans la mise en demeure notifiée à l’intéressé.

Réflexion
Samedi 9 Novembre 2019 - 16:37
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NON-DITS
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