REFLEXION

L’informel, une plaie économique…



Si  le commerce informel fait le bonheur des uns,  il fait aussi le malheur des autres, particulièrement les honnêtes citoyens commerçants, dont le marché noir asphyxie leur activité légale. En dépit des luttes continues que mène l’Etat contre l’informel, les lieux de négoces illégaux où : contrefaçons, vêtements, produits alimentaires, …, représentent une tache noire à éradiquer. Dans ces marchés informels, sans respect des règles les plus élémentaires en matière d’hygiène publique, d’organisation et de présentation du produit quelque soit sa  qualité, des prix sortant de l’ordinaire, défiant toute réalité sont parfois appliqués.  Au niveau local, dans des villes, villages, espaces publics et trottoirs sont squattés continuellement au détriment des communes. Ces  marchés de l’illicite qui fleurissent ne contribuent aucunement aux dépenses publiques locales liées au développement urbain, dont éclairage public, maintenance d’espaces verts, entretien des routes et autres commodités …,  où les nombreuses activités échappent  aux impôts, taxes et même  assurances sociales, se traduisant par un manque à gagner par l’Etat … Au niveau national, pour les experts compétents, cette économie de l’informel serait considérée comme une part importante du PIB, pénalise le développement de la production nationale et de la diversification économique pouvant avoir un impact sur l’économie, par l'introduction de produits étrangers contrefaits, ( vêtements, souliers, et autres produits cosmétiques…, par exemple) concurrençant ceux du secteur local, voire national. Les conséquences d’un tel marché parallèle sont graves, ils représenteraient un péril important pour l’économie des pays victimes de l’informel, où la contrefaçon se serait installée durablement,  influant également sur la fiabilité du contrôle de la qualité et des prix.
 Avec, certains produits contrefaits exposés dans les marchés informels, dont parfois la provenance  est inconnue,  (produits de beauté  et autres…) la santé publique peut être également affectée.  Le risque est que le consommateur ne se rend compte des dangers que lors de la consommation de certains de ces  produit, dont l’aspect parait "normal».
En ce sens, il serait difficile de cerner l’ampleur du phénomène au regard de sa nature  frauduleuse, qui reste l’un des principaux obstacles à la stabilité et la transparence nécessaires à une relance économique soutenue et au développement d’un investissement productif.  
Malheureusement, les rapaces, spéculateurs, ces acteurs  de l'économie parallèle dépourvus de toute citoyenneté ne pensent pas au développement économique du pays, ils méditent surtout au gain facile.

 

B. Adda
Lundi 10 Décembre 2018 - 17:02
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Edito
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