REFLEXION

L’hémodialyse : Le problème dure et persiste !



Encore un problème récurrent d’une gravité extrême : c’est celui de l’urgence en matière de prise en charge d’hémodialyse pour les citoyens en détresse rénale. Tout le monde sait que les urgences dialytiques en néphrologie sont très fréquentes et que les patients doivent être admis au service de « néphrologie-dialyse » dans les plus brefs délais. Malheureusement, à Mostaganem ce n’est pas le cas quand il y a des situations, les services de Santé se trouvent dans l’embarras à parer à des urgences avec une seule machine en état de Marche ! S’il y aurait 2 ou 3 cas de crise rénale aigue, ce qui n’est pas rare, la catastrophe n’est pas loin et les médecins sont embarrassés au plus haut point pour éviter le pire. En général un dialysé a un programme machine de 3 séances par semaine, sachant que chaque séance a une durée conventionnelle de 3 heures. Dans ce cas, l’ampleur du problème et ses conséquences sur les malades ainsi que sur le personnel soignant peut s’avérer dramatique pour un malade qui est en « attente forcée ». En termes de disponibilité matérielle, il existe effectivement 6 machines d’hémodialyse et le service accueille quotidiennement une moyenne de 3 malades nécessitant  une dialyse en urgence. Néanmoins le plus souvent ce n’est qu’une seule machine sur les six qui fonctionne et c’est là le nœud gordien du problème qui n’est pas résolu depuis des années. Il a été rapporté, de source digne de foi, que l’Hôpital d’Aïn Tédelès, a eu à accueillir jusqu’à 25 urgents de malades par certains jours dont des cas urgents pour une hémodialyse qui commence depuis 5 heures du matin pour se terminer à 2 heures du lendemain matin. Cette structure hospitalière accueille, par ailleurs, des malades transférés, le plus souvent depuis Sidi Ali et ses machines d’hémodialyse travaillent 7 jours sur 7, sans arrêt et sans maintenance aucune. Evidemment, cela se traduit par  une panne des 6 machines, en un laps de temps. L’état de surcharge opérationnelle flagrante, tant pour la seule machine qui fonctionne que pour les agents médicaux aurait dépassé le seuil de tolérance assez largement. Le problème sensible de la « néphrologie-dialyse » reste entier et interpelle Mr le Wali et le Directeur du Secteur de la Santé à intervenir énergiquement. Renforcer les urgences médicales en nombre suffisant de Machines d’hémodialyse avec un accompagnement en pièces de rechange et un programme de maintenance rigoureux. Normalement, les générateurs de dialyse doivent être surveillés de très près vu qu’il n’est pas question de faire courir de risques à un patient qui est branché à cette machine ,3 fois par semaine. Les spécialistes assurent qu’en hémodialyse, les machines doivent être fiables à 100%, bien calibrées et entretenues par des techniciens qualifiés. Cette affaire d’hémodialyse est devenue l’urgence des urgences pour bon nombre de patients, insuffisants rénaux qui sont en train de souffrir le martyre.    

Rachid Kentouli
Lundi 5 Mars 2018 - 19:29
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MOSTAGANEM
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