REFLEXION

L’ail, cette plante aux multiples vertus



Antihypertenseur, mais aussi antibactérien et hypolipémiant (abaisse le taux de cholestérol)… L’ail serait un véritable allié santé. Zoom sur cet aliment particulier et ses bienfaits. Antibiotique, hypotensif, capable d’abaisser le taux de mauvais cholestérol… Les vertus de l’ail seraient multiples. Qu’en dit la science? Une métaanalyse,1 publiée dans le Journal of the Science of Food and Agriculture en 2012, regroupant 26 études différentes, confirme les effets de l’ail sur le cholestérol, dans certains cas. Les travaux du Dr Ke-Qin Xie, chercheur à l’Institut de toxicologie de l’Université de Shandong en Chine, démontrent que l’ail diminue le taux de cholestérol total et de triglycérides (sorte de lipides) des patients en ayant consommé, en comparaison avec un groupe sous placebo. Concernant l’hypertension artérielle, les bienfaits de la plante sont démontrés notamment dans une étude australienne, parue dans la revue Maturitas. Karin Ried, chercheuse à l’Université d’Adelaïde en Australie, a démontré ses effets hypotenseurs sur un groupe de 50 personnes, dont l’hypertension était traitée mais non contrôlée. Les composés sulfurés contenus dans l’ail lui apporteraient des propriétés anticancéreuses. Selon Richard Béliveau, professeur titulaire de biochimie à l'Université du Québec à Montréal (Canada), «plusieurs études ont montré que les personnes qui consomment régulièrement des légumes de la famille de l’ail (lire encadré) ont un risque moindre de développer plusieurs types de cancers, en particulier ceux du système digestif, comme les cancers de l’estomac et du côlon. Lors d’une étude réalisée en Italie, il fut démontré que les consommateurs assidus d’ail étaient deux fois moins touchés par un cancer de l’estomac que les personnes qui n’en consommaient que très rarement». Les capacités antimicrobiennes de l’ail ont été démontrées en 2013, lors d’une étude conduite par le Dr Xiaonan Lu, de l’Université de Washington. Publié dans le Journal de Chimiothérapie antimicrobienne,3 son travail démontre qu’un «concentré d’ail inhibe la croissance de la bactérie Campylobacter jejuni», responsable notamment de toxi-infections alimentaires et de diarrhées. «C’est le disulfure de diallyle, composé organosoufré de l’ail libéré lorsque l’on écrase l’ailline, qui est responsable de la dégradation de la bactérie» explique le chercheur. Malgré ces résultats encourageants, «les connaissances scientifiques manquent pour pouvoir émettre des recommandations concrètes», explique Muriel Jaquet, diététicienne à la Société suisse de nutrition. Notamment au sujet des quantités d’ail à consommer et sous quelle forme (cru ou cuit), pour obtenir ses bienfaits. De plus, ajoute la spécialiste, «certaines études sont réalisées à partir de concentrés de substances actives, et non pas avec de l’ail frais».
Le seul consensus semble concerner la prévention du cancer colorectal et de l’estomac. Un rapport scientifique du Fonds mondial de recherche contre le cancer4 qualifie de «probable» l’effet préventif de la consommation d’ail sur le cancer colorectal, et les effets des légumes de la famille de l’allium sur le cancer de l’estomac, mais sans plus de précision.

 

Réflexion
Mardi 7 Avril 2020 - 17:26
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