REFLEXION

L’UNIVERSITE ALGERIENNE N’ATTIRE PLUS : 25 000 étudiants algériens en France

L’ambassade de France en Algérie, Xavier Driencourt, a fait part de la volonté de son pays d'établir des partenariats avec les universités et grandes algériennes écoles, et d’ouvrir des centres culturels français dans d’autres villes algériennes, en sus d’Alger, Annaba et Oran”, relevant que le nombre d’étudiants algériens inscrits dans les universités françaises a atteint 25.000 étudiants.



En effet, en France ils sont 25.000 étudiants algériens à être inscrits dans les universités françaises, révèle l'ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driencourt. Il a ajouté que 200.000 visas avaient été octroyés aux Algériens en 2012, le nombre a doublé actuellement pour atteindre 410.000 visas. En 2016, ils étaient 21.000 Algériens à avoir choisi les universités et instituts français. Combien sont revenus? La majorité, en tout cas tente de rester par tous les moyens. Parmi les 25000 étudiants Algériens actuellement en France, beaucoup d’entre eux vivent, malgré eux, dans la solitude et la dépression. Ils se trouvent confrontés à une triple précarité qui est notamment administrative mais aussi sociale et pédagogique. Ceux-ci se retrouvent livrés à eux-mêmes souffrant d’un manque criant d’informations en amont mais aussi en aval de leur arrivée en France. Ce manque d’information au sein de campus France  et d’orientation de la part des autorités algériennes conduit à de néfastes conséquences dont l’association ADDRA se fait constamment l’écho de part les très nombreux appels et mails qu’elle reçoit tous les jours. Aussi, l’absence de prise en charge financière par les autorités algériennes qui financent à tout va les importations débridées et illicites de biens de consommation en tout genre par le biais de la rente pétrolière et gazière au lieu d’investir intelligemment dans et pour le développement de la matière grise algérienne. Certains étudiants redoublent délibérément leur année, se trouvent une «carte de résidence aux yeux bleus» et les plus chanceux décrochent des CDI qui leur permettent de rester sur place en toute légalité. Sinon, ces diplômés optent pour la clandestinité, où ils font des petits boulots au noir qui leur permettent de vivoter en espérant des jours meilleurs...Mais concrètement, ils préfèrent cette vie de galère que de revenir dans leur pays...Comment peut-on expliquer ce gâchis? Si les éminences grises algériennes refusent de regagner le pays, ce n'est pas par manque de patriotisme, mais parce qu'il y a des problèmes sérieux qui les empêchent de le faire. Les raisons du refus de nos chercheurs et de nos scientifiques de rentrer au bercail se traduisent par le malaise abyssal dans lequel baigne le pays. Les conditions sont plus favorables à l'étranger et l'Etat ne fait rien pour retenir l'élite qu'il a formée. Et pourtant, elle est le plus grand gisement de l'Algérie.

Ismain
Samedi 14 Octobre 2017 - 18:06
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ACTUALITÉ
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