REFLEXION

L’Onu, les harkis et Benflis



L'annonce de l’ONU de fourrer son nez dans les affaires de l’Algérie en s’interrogeant sur la dissolution du DRS, et l’annonce de la France d’ouvrir le dossier des harkis, un dossier tabou de 56 ans et Benflis qui pose pour un portrait de candidat de transition pour 2019, viennent ressusciter les souvenirs de la «décennie noire» et de l’opération casse-gueule d’une décennie électorale.   
La traversée de l'Algérie durant une décennie de sang, isolée du monde entier, loin des émissaires des nations unies, des comités des droits de l’homme et des caméras de BBC, ainsi que les millions d’innocents massacrés par la France durant un siècle et demi, ne semblaient guère  inquiéter la maison bleue de Genève, mais la restructuration d’une direction sécuritaire trouble son sommeil .
Le comité des droits de l’Homme de l’ONU, réuni en fin de semaine à Genève, qui ne s’est jamais réunie pour ausculter les massacres des années 90, et les tortures de la France coloniale, a ainsi interrogé la délégation algérienne sur la dissolution du DRS.
Une politique de deux poids et deux mesures, ou un alibi exploité par de mauvaises passions, hissent le fanion des droits de l’homme pour emboiter l’opération mains propres lancée contre la drogue le blanchiment d’argent et la corruption, qui menace sans doute certains de ses hommes , sinon à quoi sert cette alarme !
Depuis quand le justicier du monde s’intéresse t-il à l’Algérie ? Alors que des milliers d’innocents se font égorgés, violés et torturés par les émirs de la GIA et le fils dissous, qui embrassent aujourd’hui son fameux slogan de droit de l’homme et logent la capitale de droit de l’homme à Genève et les belles villes de l’occident, et se gueulent sur les plateaux de leurs chaines.          
La France qui vit encore sous le coup de la nostalgie des pieds noirs et rêve encore de ‘’macroniser’’ les décisions politiques en Algérie, déterre la hache des harkis, affirmant que l’Elysée n’abandonnera jamais le dossier des Harkis. Une mélodie nostalgique composée par les pieds noirs, mais au grand dam des fils de chahid, elle coïncide avec le scoop médiatique de certains medias français qui présentent, Ali Benflis, le candidat malheureux de la décennie électorale 2004-2014, comme le candidat préféré de la société algérienne pour 2019. Mais ce candidat plébiscité a prouvé deux fois qu’il n’est pas de taille et que ses fidèles l’ont abandonné et il fait partie du passé.  Ces pays qui scandent aujourd’hui la démocratie et la lutte contre le terrorisme, ou étaient –ils, quand l’Algérie a opté pour le pluralisme politique en 88 et légalisé les partis islamistes, chose qui était interdite en Tunisie, leur bon élève du printemps arabe. Où était l’ONU quand l’Algérie a basculé dans le terrorisme, alors que les médias étrangers considéraient les algériens comme des terroristes, d’ailleurs, le mot terroriste n’était jamais utilisé, Il a fallu un 11 septembre 2001 pour que le l’ONU et le monde entier découvre le terrorisme !
L’ONU a-t-elle oublié que le césar de la maison blanche, Trump avait demandé conseil à l’Algérie pour trouver une solution pour mettre fin au terrorisme du monde, parce qu’il est convaincu, que l’Algérie, seule et sans les casques bleus de l’ONU ni même les chars de l’occident avait réussi à neutraliser le terrorisme.

 

Belkacem
Dimanche 8 Juillet 2018 - 18:32
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