REFLEXION

« L’OUVERTURE DES ANCIENS ACCES EST UN MUST POUR L’ESSOR DE LA STIDIA » : Le wali de Mostaganem, sollicité

Conscient de toute la léthargie dans laquelle s’est déchue La Stidia qui n’est autre que la perle abandonnée de Mostaganem, depuis la suppression de son accès principal, voire naturel, le plus qu’expérimenté maire de la commune Mr Sildjilali Hamou, demeure convaincu que sa commune aux maigres ressources ne peut aspirer à un meilleur essor économique et social de la devanture de la wilaya, qu’à la condition de réouverture de ses anciens accès et donc de l’utilité du must de la réalisation de deux ronds-points sur la RN 11.



Après avoir promis lors de sa campagne électorale de faire tout ce qui est en son pouvoir pour concrétiser la plus grande revendication de la population, à savoir la réouverture des anciens accès de la ville; voilà que le maire monsieur Sildjilali Hamou met la puce à l’oreille de monsieur le Wali Rebhi Abdenour, à propos de ce sujet qui n’a jamais été enterré par les enfants de La Stidia. La proposition a été faite lors d’une visite d’inspection et de travail ayant amené en ce dimanche le premier magistrat de la Wilaya sur place, dans le cadre des préparatifs de la saison estivale. Car, certes, La Stidia reste sans doute ce plus beau coin, calme et paradisiaque de la côte, mais aussi la vitrine occidentale de toute la wilaya et de la ville de Mostaganem. Or, pour y accéder et sortir, c’est tout un labyrinthe depuis que l’ancienne wali, madame Noria Zerhouni, avait décidé la pure et simple suspension de l’entrée principale du village. Résultat : tout le monde observe la jolie carte postale qu’est La Stidia perchée sur la crête surplombant la grande belle bleue. Mais personne n’y pénètre hormis ses résidents, maintenant que la commune reste enclavée, alors que située en plein axe d’Oran-Mosta !

Un cul de sac pour pénétrer !       
Ce fut en raison de la dangereuse intersection marquée par un stop en plein autoroute sur la troisième voie (à l’époque) de l’autoroute menant vers Oran, pour pouvoir traverser encore l’autre double voie menant vers Mostaganem. L’embranchement avait en effet causé pas mal d’accidents, avant qu’il ne soit supprimé. Depuis, c’est le chemin de la plage, pas du tout rentable, exiguë, mais aussi à la caractéristique de cul-de-sac comme toute impasse, qui donne sur La Stidia. Or, les architectes du village avaient bâti La Stidia de façon que ledit accès supprimé, autrement le boulevard des Aurès (ou la RN11 selon l’ancienne appellation) en plein cœur de la ville, soit l’unique naturelle voie pour accéder ou sortir de La Stidia. D’autant que le chemin de la plage demeure une voie secondaire et donc impossible à retenir encore en tant que canal d’accès. Sans compter le danger que cela cause le long des petits quartiers populaires avec leurs petits trottoirs. Et l’autre casse-tête causé aux étrangers désirant se rendre à La Stidia, mais ratant souvent l’actuel accès en raison de son illisibilité, se retrouvent dans l’obligation de courir jusqu’à la limite de la wilaya d’Oran pour refaire demi-tour.
Deux ronds-points sur la RN11 s’imposent…
C’est dire que l’impact de la dénaturalisation du plan de circulation n’a pas manqué de tuer La Stidia, qui bon gré mal gré son accointance avec la RN11, n’encourage guère les usagers de cette importante route à faire un petit détour. Alors que les autres petites villes en allant vers Oran ou vers Relizane ont toutes bénéficié de rondpoints pour ne pas les priver du flux routier entre les wilayas. Mesra, Sirat, au sud-est, Bethioua, Gdyel à l’Ouest, Messerghine, El-Melah, Chaabet El-Lham dans la wilaya de Témouchent, Ben Sakrane, Ain El-Kihel à Tlemcen, tous ont bénéficié de ronds-points ou de viaducs pour n’être enclavées ! Alors pourquoi pas La Stidia, qui rien par son méridien de Greenwich, peut réaliser l’impensable en matière touristique notamment ! La Stidia devait en plus jouer le rôle de la vitrine de la wilaya du côté de l’Ouest, de par son panorama de joli village perché sur la crête ceinturant la grande baie d’Arzew. L’ancienne wali certainement qui a paré à l’hécatombe routière, devait normalement retenir son fait pour une période momentanée, provisoire, le temps de réaliser un rond-point ou un petit viaduc, plaide la population. Mais malheureusement, le provisoire dure depuis déjà une décennie. Ce qui a sanctionné tout le commerce de la commune mais aussi le tourisme entre autres, maintenant que le village juché à un axe aussi important que la RN 11, ne garde de tout le débit de ce trafic national qui épanouissait le commerce et les activités, qu’un souvenir lointain. A certaines heures de la journée, le principal boulevard de la ville qui somnole, sert à une aire de jeux  aux chérubins qui y posent même des petits goals pour jouer au foot.

La réaction de monsieur le Wali
Cette triste fin de La Stidia des Allemands, des Français, des Algériens, a porté le maire de la ville, aujourd’hui que la commune s’apprête à une nouvelle extension à la faveur du nouveau projet d’AADL, à prendre le taureau par les cornes, dépoussiérant le dossier pour plaider la réouverture des accès principaux. La Stidia fermée des deux côtés, celui de Mostaganem et d’Oran, ne peut aucunement espérer un envol, un décollage. Mais maintenant que monsieur le Wali en est informé, un regain d’espoir est possible. D’autant que le magistrat de la wilaya n’a pas signifié un niet à son interlocuteur. Bien au contraire, sa réaction fut de se tourner vers monsieur le DTP et de lui demander à prescrire la revendication de monsieur le maire, la revendication de 15 mille habitants, mais surtout la revendication du bon sens dans une commune qui peut ouvrir grandes les portes vers le tourisme pour sa wilaya. La Stidia, c’est ce qu’est Tichy pour Bejaia, C’est ce qu’est Ain-Türck pour Oran !    

 

Ilies Benabdeslam
Lundi 5 Mars 2018 - 19:29
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