REFLEXION

L’Algérie sans Bouteflika



On nous avait soufflé qu’il fût dans un état comateux, mais on l’a vu sur l’écran de la télévision publique en pleine possession de ses moyens… mais malheureusement dans sa dernière apparition en photo de ‘’ex-Président de la République ‘’ ... Abdelaziz Bouteflika démissionne ! Le Roi est mort et avec lui ses frères et tous les Hadad, les Kouninef, les Tahkout, les Belmansour les Ouyahia, les Amara Benyounes, les Bouchareb et les guignols Amar Ghoul, Sidi Saïd et Ould Abbes.
L’Algérie se réveille aujourd’hui sans Bouteflika, unie comme un seul homme, fêtant son combat contre le régime autoritaire en disant à cette mafia qui a dirigé le pays pendant un demi-siècle, ‘’Basta Basta’’. L’Algérie vit ses premiers jours sans Bouteflika, excité par l’article 7 de la constitution, goûtant pour la première fois la chaleur du ‘’le peuple est source de tout pouvoir’ ’mais cette deuxième République réclamée par les millions d’algériens à travers les vendredis imposants, inquiète et dessine un avenir méconnu pour les prochaines étapes qui devront suivre la période de l’après Bouteflika.          
Certes, les Algériens ont gagné une bataille contre le régime des Oligarques, mais ils n’ont pas encore gagné la guerre contre ce qui reste de ce système qui a plongé ses racines au plus profond des institutions de l’Etat, car le vrai combat pour une Algérie meilleure ne fait que commencer..! Le moment est venu pour que les jeunes algériens s'impliquent plus dans la vie politique pour défendre leurs acquis et prendre leur destin en main, avant que les politicos, et les petits Bouteflika surfent et chevauchent le mouvement populaire ! Il est sûr que l’armée a accompagné les demandes de la population avide de liberté, mais c’est aux politiciens de concrétiser cette transition sur le terrain.
Le ‘’protecteur ‘’ de la Révolution et des aspirations populaires, Ahmed Gaïd Salah ne pourra aller au-delà de ses prérogatives militaires, la neutralité de l’institution militaire lui oblige des réserves. Mais malgré lui le patron de l’Armée se retrouve désormais en première ligne face à la Révolution qu’il pense confiner dans un processus électoral sous contrôle. Il est ainsi devant un dilemme, comment convaincre le peuple qui a réitéré son engagement à manifester les vendredis prochains jusqu’à l’écartement du trio Abdelkader Bensalah, Bedoui et Tayeb Belaiz, reste l’objectif ultime des millions de manifestants et également l’embarras constitutionnel de Gaid Salah.  
Les choses sérieuses commencent. Elles imposent une réponse aux exigences du peuple qui continue à demander le ‘’degagisme’’ des trois « B ». L’Algérie de demain avance doucement Bouteflika a fini par partir mais le plus dur commence !
 

Riad
Mercredi 3 Avril 2019 - 18:37
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