REFLEXION

L’AQUACULTURE A MOSTAGANEM, UNE FILIERE EN HIBERNATION : Que des murs à l’horizon !

C’est si triste de voir que les 11 projets aquacoles retenus depuis l’année 2012, pour la promotion de cette filière à travers le territoire de la wilaya de Mostaganem, trainent toujours et ne parviennent plus à démarrer. Malgré l’existence d’un littoral long de près de 125 kilomètres, toujours vierge, la présence de 03 barrages, et des dizaines de stations d’épuration, toutes aptes à l’élevage marin, les Mostaganemois se contentent toujours d’admirer sur les étals, la crevette à 2000 dinars, et de se payer la ‘’micro sardine ‘’ à 500 dinars !



Un site aquacole, toujours dans  l’attente de ses investisseurs
Afin d’en savoir davantage sur cette lenteur si exagérée du lancement de ces projets qui ‘’dorment’’ toujours, ‘’Réflexion’’ s’est rendu sur l’un des sites réservés à l’aquaculture .Sur les lieux, à  Stidia, ce dernier ne se paye aucune allure d’un lieu destine à l’élevage, et seule une piste poussiéreuse y mène. Inscrit au titre de l'investissement privé pour un coût total de plus de 80 millions de dinars, deux investisseurs ont bénéficié chacun sur la base d'un acte de concession d'une superficie de 800 mètres carrés sur terre pour créer une base de vie et l'installation de chambres froides, de conservation et de 5 hectares en mer pour l'élevage. Malheureusement, rien ne semble confirmer la présence de ces derniers où seule une clôture inachevée cerne ce site vide, et où  un enclos, également parait avoir été lance et abandonné.  Aujourd’hui, le site de Stidia d’une superficie de plus de 02 hectares, censé être réservé pour la mise en place de cages flottantes pour la production du loup de mer et de la daurade, se désole de recevoir juste des pécheurs à la ligne, et d’autres amoureux de la mer, qui l’occupent à longueur de journée.

Le projet d’une ferme aquacole expérimentale,
sans suite
Quant à la ferme aquacole, que l’université ‘’ Abdelhamid Ibn Badis ‘’ projeter de lancer incessamment sa réalisation, semble voir sa date remise aux calendes grecques pour des raisons, qui demeurent toujours inconnues. Ce projet si ambitieux de  cette ferme expérimentale d’aquaculture et de biologie marine, destinée à la formation pratique de ses étudiants, au sein de ce lieu, était fin prêt pour se concrétiser, selon certaines informations fiables. La fiche technique de futur centre d’enseignement supérieur prévoyait de mettre a sa disposition une superficie de 04 hectares,  pour lui permettre de comporter des sites d’élevage de toute une variété de poissons, ainsi que de multiples laboratoires pour effectuer des études et autres recherches sur différentes espèces marines,  et pour développer davantage la filière aquacole. Les procédures administratives portant sur l’acquisition du terrain et la délivrance du permis de construire ont été achevées, et les travaux de réalisation  n’attendaient que  la désignation de l’entreprise, chargée de sa réalisation. Par malheur, le site ne comporte aucune trace de ce fameux projet, si utile pour la promotion de l’aquaculture.

Une rencontre sur sa relance, sans lendemains
Rappelons encore à ce titre que la wilaya de Mostaganem a déjà organisé en Décembre 2016 toute une rencontre sur le développement de cette filière, suite aux lenteurs du lancement des projets. L’ex- wali, avait  affiché une ferme volonté  pour débloquer ce drôle de situation, et tenait vivement à  faire de l’année 2017, son plein démarrage. Il avait, en collaboration avec le directeur central et d’autres cadres du ministère,  organisé  au niveau de son cabinet une rencontre d’informations sur la relance de la filière aquacole, en présence des chefs de daïra, et également  des 12 maires des communes côtières,  étaient également présents des partenaires concernés (directeur du port et celui des ressources halieutiques). En introduction, l’ex wali avait  axé son intervention sur la disponibilité des  multiples capacités de la wilaya pour relancer cette filière stagnante, et les facilités accordées à son développement. L’un des directeurs centraux du ministère de la pêche et des ressources halieutiques , a intervenu au cours de cette rencontre pour rappeler à l’assistance,  tout l’intérêt accordé et soutenu  de l’Etat pour faire face au manque de produits de la mer sur le marché national, qui restent encore insuffisants, avoisinant une faible production  nationale de 100.000 à 120.000 tonnes, permettant au consommateur juste un apport de 3,5 kilogrammes/an, alors qu’il est de 40 kilogrammes/an pour le reste des consommateurs dans certains pays du monde. Quant au directeur de la pêche, il a axé  son intervention sur la présentation  d’un exposé sur la situation de l’aquaculture à Mostaganem  avec 11 projets qui n’ont point vu le jour et de sites retenus, l’un à Sidi  Lakhdar et l’autre à Stidia qui attendent toujours les  investisseurs, qui semblent souffrir de lenteurs bancaires, qui tardent à être levées. En dernier, l’un des professeurs d’université en aquaculture,  avait  souligné  en ce sens, que l’université de Mostaganem est toute disponible pour assister et fournir toutes les informations nécessaires à travers la wilaya de Mostaganem, si riche en potentialités pour un développement des plus harmonieux. La rencontre s’était clôturée par une dernière  allocution du wali, qui a tenu à remercier les hauts cadres du ministère, les investisseurs et l’assistance, il  a rappelé encore tout l’intérêt et le sérieux  qu’il porte à la relance de cette filière pour en  faire de la perle de la Méditerranée, une wilaya-pilote, dès l’année 2017. Malheureusement, l’année tire a sa fin et rien ne s’est pointé à l’horizon, où seuls des murs ont pu être mis en place, en attendant l’élevage de ces moules, et autres daurades tant promises.

L’aquaculture, un rêve finissant en simples promesses
A l’heure où Ain Salah, en plein sud du pays, se distingue par un élevage aquacole des plus ambitieux, Mostaganem avec son littoral de prés de 125 kilomètres demeure à la traine depuis le lancement du programme national « aqua-pêche » lance depuis l’année 2000, et peine toujours à lancer ses 11 projets aquacoles. Quant aux Mostaganemois, ils  ont  encore toutes les peines du monde, a s’offrir  tout un petit kilogramme de sardine, devenu hors de la portée des petites bourses qui ne peuvent se le permettre.

 

L.Ammar
Mercredi 13 Décembre 2017 - 19:50
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MOSTAGANEM
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