REFLEXION

L’ANCIEN MINISTRE CONVOQUE DIMANCHE A LA COUR SUPREME : Ould Abbès et les 3880 milliards de la prime scolaire

L’ancien patron du FLN et ministre de la solidarité est convoqué dimanche prochain à la Cour Suprême pour être auditionné sur les faits qui remontent à sa gestion de ce département sensible, a-t-on appris de bonne source. Quant à Said Barkat, il est convoqué pour le lundi dans le cadre de la même affaire.



Un seul ministère  dépensait, pendant le règne de Bouteflika, tout le pactole qui lui était alloué et en redemandait : celui de la Solidarité nationale et de la Famille, avec 100 % de dépenses chaque année, alors que les autres ministères dépensaient entre 50 et 70 % de leurs budgets, parfois même moins. On a notamment égratigné ces 22 milliards de centimes donnés à des organisations étudiantes et qui n’ouvrent pas droit normalement à ce genre d’aide de la part du ministère de la Solidarité. A partir de 2005, ce sont 500 000 trousseaux scolaires qui sont distribués annuellement, une semaine avant la rentrée scolaire, au profit des enfants scolarisés de familles nécessiteuses dans les 48 wilayas du pays. L’ancien ministre de la Solidarité nationale, Djamel Ould-Abbès, donnait personnellement le coup d’envoi de cette opération au siège de l’Entreprise nationale d’approvisionnement et de distribution des produits textiles (Enaditex). Selon les factures du ministère, l’ensemble de ces trousseaux scolaires a coûté un montant de 320 millions de DA, chaque trousseau étant estimé à une valeur moyenne de 1 200 DA. Ces trousseaux contiennent des cartables, des tabliers et des fournitures scolaires. Les opérations ciblaient les élèves des deux premiers paliers de l’enseignement (primaire et moyen), et touchaient toutes les wilayas du pays, plus particulièrement, celles du Grand-Sud et des Hauts-Plateaux. Selon le site bource-dz, ces trousseaux étaient fournis par l’Enaditex, dans le cadre d’une convention signée avec le ministère. Entre 2004 et 2006, 870 000 élèves du scolaire avaient bénéficié de trousseaux scolaires pour un montant qui a été facturé à la somme de 626 313 743,00 de DA, alors que la prime de scolarité, durant la même période, est allée à 19 400 000 élèves et facturée à 38 800 000 000,00 DA. Les bus scolaires avaient été aussi un dossier lourd à gérer, et les 2 525 bus livrés aux 1 541 communes, durant la période 1999-2007, n’ont jamais fait l’objet de contrôle, ni d’une nouvelle estimation, mais on a retrouvé à plusieurs reprises des bus Solidarité dans les parkings d’associations satellitaires du FLN. Le ministère de la Solidarité nationale a consommé en dix ans ce que ni l’Education nationale, ni l’Enseignement supérieur et la recherche scientifique n’ont consommé. Alors que beaucoup de ministères lésinaient, la Solidarité donnait à tout-va. Les restaurant de la Rahma, instaurés pour venir en aide aux démunis, notamment durant le mois sacré de ramadan, ont englouti d’importantes sommes d’argent, jamais contestées, ni vérifiées, alors que les sous-traitants faisaient fortune en livrant une nourriture à la limite du mangeable aux « restaurants de la Rahma ». De toute évidence, un ministère pareil, destiné à ravitailler en aides et subventions de toutes sortes de larges franges de la population, pouvait réclamer d’avoir plus entre les mains et ne justifiait pas pourquoi les caisses étaient tout le temps vides. Les rentrées scolaires, les ramadans, les fêtes religieuses ou nationales, les aides consenties aux enfants malades étaient autant raisons pour justifier les dépenses.

Riad
Mercredi 3 Juillet 2019 - 19:35
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