REFLEXION

Je veux être Président !



À un an de la présidentielle de 2014, on assiste au ballet des inévitables fantaisistes et autres parvenus, qui n’ont de la fonction présidentielle, qu’une vision sommaire et parcellaire des responsabilités de président de la République. L’ont-ils rêvé enfant cette ambition : mon enfant, quand tu seras grand, tu seras président de la République ! Allez savoir. Il y a aussi ceux qui se présenteront pour des motifs narcissiques ou nombrilistes, pour plaire à la famille et aux amis, sachant pertinemment qu’ils n’iront pas plus loin que le dépôt du dossier de candidature. Voilà ce qui ressort de notre classe politique et le niveau d’estime dont elle jouit. L’autre constat qui reste à faire concerne également, l’environnement culturel, social et politique qui se caractérise par un encéphalogramme des plus plats : des partis qui n’ont jamais été en ordre de marche. Une société civile qui n’a jamais émergée de son hibernation. Une élite universitaire timorée, qui ne phosphore pas aux idées ou qui en produit très peu. Une population éloignée «de la chose politique», car préoccupée par sa subsistance. Voilà où nous en sommes donc, bien après 1989, année de l’ouverture politique, année de naissance des associations à caractère politique qui, faut-il le noter au passage, ont toujours ou presque, les mêmes chefs et « chefa». En principe, quand vous faites de la politique et quand vous devenez le leader d’un mouvement politique, suffisamment influent et puissant pour prétendre à gouverner, vous travaillez à forger votre personnalité et à forcer le destin ! Mais, force est d’admettre que le costume présidentiel, si lourd à porter, est sans doute mal taillé pour certains, qui hésitent, ne sont pas sûrs de vouloir y aller ou, tapis dans l’ombre, attendent un quelconque signal. Autant dire que les rêves seuls, ne suffisent pas, car la fonction de président de la République est trop sérieuse. Elle exclut tout caprice ou autre comédie. C’est la rencontre d’un homme, ou d’une femme avec son peuple. Ceci étant dit et pour revenir aux choses sérieuses, toutes les élections passées nous ont permis de constater que dans les starting-block, il n’y a pas, au départ, que des candidats fantasques.

Said
Samedi 8 Juin 2013 - 10:20
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Edito
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