REFLEXION

Il y a 55 ans le Chahid Larbi Ben M’hidi est assassiné par Aussaresses

Les manifestations marquant le 55ème anniversaire de la mort du Chahid Larbi Ben M’hidi ont été marquées jeudi à Ain M’lila (62 km à l’ouest d’Oum El Bouaghi) par l’organisation de plusieurs activités sportives et culturelles.



Il y a 55 ans le Chahid Larbi Ben M’hidi est assassiné par Aussaresses
Des Moudjahidine sont notamment allés à la rencontre de lycéens pour évoquer la vie militante et le combat du chahid Larbi Ben M’hidi, tandis qu’une exposition de photographies et de documents d’époque a été mise sur pied, en plus de la projection d’un film documentaire.L’association " 1er-Novembre 1954″ a organisé ce vendredi, en collaboration avec les scouts musulmans algériens (SMA), une importante exposition sur la guerre de libération nationale, illustrée par des photographies illustrant chacune des étapes de la Révolution. Un tournoi de football a été également prévu au stade Demene-Debbih, en plus de compétitions de jeu d’échecs, de tennis de table et de karaté dont les éliminatoires ont débuté, ce jeudi, à la salle omnisports. D’autres activités culturelles, des récitals de poésie, une opérette et conférences sont au menu de cette commémoration qui aura lieu, aujourd’hui, ainsi qu’une cérémonie de recueillement devant la stèle érigée à El Kouahi, près d’Ain M’lila, à la mémoire de Larbi Ben M’hidi. Le martyr Larbi Ben M’hidi naquit en 1923 à Douar el Kouahi, aux environs d’Aïn M’lila. Cadet d’une famille composée de trois filles et deux garçons, il débuta ses études à l’école primaire française de son village natal. A l’issue de la première année scolaire, il se rendit à Batna pour poursuivre ses études primaires et après l’obtention de son certificat d’études primaires, Mohamed Larbi rejoignit sa famille à Biskra où il poursuivit sa scolarité. Il fut admis au brevet et intégra l’école de Constantine.En 1939, il adhéra aux Scouts Musulmans, section " espoir " à Biskra et quelques mois plus tard, devint chef de la section " juniors ".

Activité politique
En 1952, il adhéra au Parti du Peuple de son lieu de résidence où il s’intéressait de près aux affaires politiques nationales. Le 8 Mai 1945, le martyr faisait partie des prisonniers et fut libéré après trois semaines passées dans les interrogatoires et la torture au poste de police.En 1947, il fut l’un des premiers jeunes à s’engager dans les rangs de l’Organisation Spéciale dont il ne tarda pas à devenir l’un des membres les plus éminents. En 1949, il devint responsable de l’aile militaire à Sétif et en même temps, adjoint du chef d’état-major de l’organisation secrète au niveau de l’Est algérien, dirigée à cette époque par Mohamed Boudiaf.En 1950, il fut promu au rang de responsable de l’organisation après le départ du martyr Mohamed Boudiaf vers la Capitale.Après l’incident de mars 1950, il s’évanouit dans la nature et après la dissolution de l’Organisation, il fut nommé responsable de la circonscription du parti à Oran jusqu’en 1953.Lorsque fut formé le Comité Révolutionnaire pour l’Unité et l’Action (CRUA), en mars 1954, le martyr devint l’un de ses membres les plus éminents puis un membre actif dans le Comité historique des 22.

Son action durant la Révolution
Larbi Ben M’hidi joua un rôle très important dans les préparatifs pour la révolution armée et œuvra à convaincre tout le monde d’y participer. Au déclenchement de la lutte armée, il est le premier chef de la zone V (Oran).Le martyr figure parmi ceux qui œuvrèrent avec sérieux pour la tenue du Congrès de la Soummam le 20 août 1956 et fut ensuite désigné membre du Comité de Coordination et d’Exécution de la Révolution Algérienne (Haut commandement de la Révolution). Il dirigea la bataille d’Alger au début de l’année 1956 et à la fin de l’année 1957 jusqu’à ce qu’il fût arrêté à la fin du mois de février 1957. Il représentait l’Oranie au Congrès de la Soummam (20 août 1956), dont il présidait la première réunion. A l’issue du congrès, il est élevé au grade de colonel, nommé au Comité de coordination et d’exécution (CCE) et se voit confier la zone d’Alger. Dès le début, il oeuvra à la consolidation des groupes de fedayins, au renforcement de la conscience politique des responsables locaux et à l’organisation du réseau des bombes.Plusieurs réunions eurent ainsi lieu à la Casbah dans lesquelles Ben M’hidi répétait sans cesse: "Il faut que l’Algérie devienne un deuxième Diên Biên Phu. " Il affirmait aussi: " Mettez la Révolution dans la rue et vous la verrez reprise et portée par douze millions d’hommes. " C’est dans cet esprit d’ailleurs qu’il fut l’un des principaux initiateurs de la fameuse " grève générale des huit jours " en janvier 1957.Le 23 février 1957, Larbi Ben M’hidi est arrêté par les hommes de Bigeart dans un appartement de l’avenue Claude-Debussy, où il se trouvait de passage.Dans une conférence de presse donnée le 6 mars, le porte-parole du gouvernement général déclare: " Ben M’hidi s’est suicidé dans sa cellule en se pendant à l’aide de lambeaux de sa chemise. "Il s’agissait en fait d’une mascarade  visant à dissimuler son assassinat par des tortionnaires dans la nuit du 3 au 4 mars 1957.Le 20 août de la même année, le journal EI-Moudjahid lui rendit hommage en ces termes: "L’ennemi n’a pas bien regardé Ben M’hidi. Il eût compris la vanité de cette torture, l’impossibilité d’ébranler ce révolutionnaire pendant des jours et des nuits. Ben M’hidi fut atrocement torturé, toutes les inventions françaises, toutes les techniques sadiques des tortionnaires lui furent appliquées. Le corps de Ben M’hidi meurtri, cassé et disloqué, s’est écroulé mais nous savons aujourd’hui que sa dignité intacte, son courage et son énergie inébranlables remplirent de honte l’ennemi."

Mourad Arban (Algérie plus)
Samedi 3 Mars 2012 - 11:01
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Arrêt Sur Mémoire
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