REFLEXION

IRRIGATION DES TERRES AGRICOLES : Sensibilisation contre les eaux usées à Oran

L'irrigation avec des eaux usées revient sur les devants de la scène. Selon, une vidéo sur les dépassements qui ont été diffusés sur les réseaux sociaux, la prolifération de l’épidémie du choléra, dans quelques wilayas du pays, n’a fait qu’accroître les craintes.



Dans ce contexte , le Bureau d’Oran de l’Association algérienne de protection et orientation du consommateur et son environnement (APOCE) vient de lancer une campagne de sensibilisation et de lutte contre l’utilisation de eaux usées dans l’irrigation, notamment dans les commune d’Es Sénia, Boutlelis, Mers El Hadjadj… Les membres du bureau vont organiser des sorties pour sensibiliser les agriculteurs sur le danger de l’utilisation des eaux usées non traitées, dans l’irrigation des cultures. Le responsable du bureau d’Oran de l’APOCE lance un appel aux citoyens pour dénoncer ces pratiques, à travers le numéro vert de la gendarmerie (10.55). «La gendarmerie dispose d’une brigade de préservation de l’environnement, chargée de lutter contre ce genre de dépassements », a-t-il ajouté. L’assèchement des nappes phréatiques et la cherté des pompes à eau incitent les agriculteurs à détourner les eaux usées pour arroser leurs champs. De plus en plus de fellahs recourent à cette méthode dangereuse car ils veulent, à tout prix, ne pas perdre leur récolte à cause du manque d’eau d’irrigation. Afin de préserver la santé publique, la direction des Services agricoles de la wilaya d’Oran, a mis en place, il y a quelques années déjà, une commission dont la mission est de sillonner l’ensemble des communes et contrôler les exploitations agricoles afin de lutter contre ce phénomène qui prend des proportions inquiétantes. La mise sur pied immédiate du dispositif prévu pour la lutte contre les irrigations illégales, tout comme la matérialisation des zones à risque, a pour but la sensibilisation et l’information des représentants de la profession agricole, la surveillance et les visites fréquentes pour décourager ces pratiques. Le Plan quinquennal 2010-2014 prévoit une utilisation accrue des eaux traitées pour répondre aux besoins de la wilaya. Ces eaux sont épurées conformément aux normes requises et par les techniques recommandées pour cet effet. De son côté l’Institut national de la Protection des végétaux (INPV) d’Oran lance, aussi, des actions dans le même cadre. Les agriculteurs sont sensibilisés sur l’importance de la lutte contre les décharges sauvages et les méfaits de l’utilisation accrue des pesticides.

Medjadji Habib
Samedi 10 Octobre 2020 - 16:18
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Oran
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