REFLEXION

Hommage à l’inconnu ‘’Harrag’’



Il voulait fuir l’ennui, l’oisiveté, la misère, et la monotonie des jours qui se suivent et qui se ressemblent. Il voulait partir pour revenir aux siens avec un peu plus de vivacité et de bonheur .Il est parti vers l’inconnu, vers des pays que l’on disait pleins d’humanité, de justice et de progrès. Quand il a quitté son quartier, avec le sourire alors que ses parents sont en larmes, sa mère l’a serré fort et lui a dit : « Sois un homme fort et honnête et ne suis pas les vagabonds qui font n’importe : tu comprends ce que je veux dire…Tu bien que tes frères et sœurs ainsi que moi et ton père, on t’aime beaucoup .Appelle-nous de temps en temps et reviens nous voir quand ce sera possibles. Vas mon fil tu as ma bénédiction ». Puis, il est parti vers l’inconnu… il pensait emprunter les routes du paradis, il a atterri en enfer. Il s’est embarqué avec des inconnus, il a payé le prix cher pour traverser ; il pensait acheter un ticket pour le bonheur et il s'est embarqué dans le train de la mort. Enfant du soleil et de la chaleur, il ne connaissait pas le froid, il ne connaissait la mer mais pas la haute mer, enfant des terres continentales, il ne savait nager que sur les bords. Piégé avec ses co-passagers, entre ciel et mer, il y a eu une terrible vague, et la barque a basculé, il est tombé dans les eaux profondes. Il ne savait pas bien nager et il se débattait désespérément, emporté, çà et là par la furie des vagues. Dans son angoisse, tout s’est mélangé dans sa tête ses frères et sœurs, ses amis, à son père et surtout à sa mère. Il a commencé à s’essouffler et boire à grandes gorgée, malgré lui cette eau froide et salée. Il ne pensait même plus à la barque dans laquelle il était il y a un moment en compagnie de ces jeunes inconnus. Il savait que son sort est scellé en ce moment précis et que sa vie se termine ici, loin de tout .En s’étouffant, il a eu le temps quand même de dire : « pardonne-moi maman, je n’ai pas réussi à être un homme et je vais mourir loin de vous, et je meurs sans t’avoir revue. ». Pauvres parents et quel destin ! Il est mort ce fils, comme d’autres avant lui, à cause d’un monde impitoyable, il est mort à cause d’une vie meurtrière pour ces milliers de jeunes, incompris pleins d’ambitions et de rêves. Il est mort en voulant vivre.

Younes Zahachi
Lundi 6 Novembre 2017 - 18:15
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Edito
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