REFLEXION

Hogra ! La face cachée de Hamel



L’affaire des anciens cadres de la police, suspendus sur fond de la colère des casques bleus d’El Hamiz en 2014 jusqu’à jour où le plus grand mensonge de l’ex homme fort de la police El Hamel pour convertir son échec à gérer comme il faut le mécontentement et l'indignation des divers corps de la police. Le premier Flic d’Algérie prit de court, il était en effet urgent pour lui de sacrifier une bonne dizaine de meilleurs cadres de la police pour sauver sa peau ! Comme dit le proverbe, il faut savoir sacrifier la barbe pour sauver la tête.
L’inédite manifestation des policiers dans les annales de l’histoire de l’institution sécuritaire qui a échappé au contrôle de l’ancien DGSN et effrayé l’opinion nationale ne peut passer sous silence. Ainsi, la CRS est dissoute et son patron Haddan hadj Mourad fut limogé et la CRC attachée à la direction de la sécurité publique sous la direction du contrôleur Naili. Pris d'un coup de folie, sommé de fournir des explications sur cette affaire, il s’en va à la chasse des moutons de sacrifices pour sauver sa peau.
Ainsi, cinq chefs de sureté de wilaya et deux hauts cadres de la police, sont révoqués, et accusés de conspiration et atteinte à la sécurité de l’Etat et traduits devant le tribunal de Mostaganem, où ils se trouvent encore sous contrôle judicaire depuis l’année 2015 jusqu’à ce jour, et au grand dam de ces malheureux, deux d’entre eux leurs salaires bloqués depuis deux ans… ils vivent de la charité de leurs collègues…Voilà l’un des épisodes de la grande ‘’Hogra’’ de l’ancien patron de la police, le fameux Hamel qui se voyait déjà en costume présidentiel et qui se croyait de taille avec le président Bouteflika , jusqu’à mettre son portrait à côté de celui du Président dans les sièges des commissariats à travers le territoire national. 
Aidé par son fidèle chef de la sûreté de la wilaya de Mostaganem, le commissaire divisionnaire Khellasi Samir, Dieu merci, a été limogé au bon moment pour rejoindre son mentor, ainsi que l’ancien directeur de la police judiciaire Abou, mis en retraite , ces dernier poussés par Hamel confectionnent un bon procès pour les sept cadres de la police qui passent à la potence pour enterrer l’Echec de Hamel. Dossier ficelé, l’affaire est devant la justice de Mostaganem et les sept hauts gradés de la police sont accusés pour atteinte à la sécurité d’Etat. L’affaire est toujours en cours et les accusés sont toujours sous contrôle judicaire.
Il s’agit des cadres suivants : Djami Yatou Med ex adjoint chef de sûreté de la wilaya de Relizane, Fergag Abdelkader ex-chef sûreté de la wilaya de Sidi Bel Abbes, Djaffal Djillali ex chef de la sécurité publique de Mostaganem, Belouar Rachid ex chef état-major des CRS , a écopé de  huit mois de prison , Dahmani Rachid ex chef de sûreté d’Adrar et l’ex- chef de sûreté de Saida, Msaad Belahouel et Benabdi Ben Abdellah ancien chef des IRG et ex chef de sûreté régionale des renseignements généraux, un cadre très compétent dans le domaine des renseignements et qui a géré les évènements de la décennie noire avec un très grand succès à Mostaganem .
Le trafic d'influence, la tyrannie et l’horreur de Hamel ne se sont pas arrêtés à cette partie du film Hitchcock mais elle a touché d’autres cadres de la police à travers les quatre coins du pays. On cite également les cas des chefs de sureté de wilaya écartés pour des motifs inconnus ou pour des raisons personnelles et comme il se croyait seul et unique décideur à la version ‘’ Moul firma’’, il écarte le commissaire Chorfa Boubaker de la sûreté d’Oran, l’ex chef de sûreté d’Alger Boufalagua Noureddine, l’ex commandant du groupement des URS d’Alger, Djamel Kioua, Khaled Djilani ,directeur des ressources humaines au  niveau des URS (unité républicaine de sécurité ) et le plus ignoble limogeage de l’ex chef de sûreté de Blida, Badis Nouioua , l’ancien  chef de sûreté de Ghardaia, félicité par les hauts responsables du pays pour sa gestion magistrale de l’affaire des émeutes de Ghardaïa, muté à Blida et révoqué par Hamel  et son fils écroué pour avoir osé publier sur son blog une phrase ‘’ Hagrou Mon Père’’.
En conclusion, le nouveau DGSN, le colonel El-Habiri, sensible aux doléances de cette frange de cadres opprimés, qui ont passé la moitié de leur vie au service de la nation il ordonne l’ouverture de ce dossier pour la réhabilitation des cadres marginalisés, selon les sources. En effet, depuis sa nomination, El Habiri a fait appel à des cadres qui étaient mis au frigo ou mutés vers d’autres services par Hamel.
Les répercussions de cette histoire banale pour les initiateurs sera fatale …

Belkacem
Mercredi 1 Août 2018 - 21:01
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Edito
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