REFLEXION

HYDROCARBURES : Le secteur ‘’rongé’’ par la bureaucratie !

Le ministre de l’énergie, M. Mustapha Guitouni vient d’avouer que le département des hydrocarbures reste lourdement ‘’rongé’’ par la bureaucratie qui le paralyse. Ce constat si amer sur ce secteur qui genere de dizaines de milliards de dollars, ne peut que susciter de grosses inquiétudes sur le géant des hydrocarbures, cette Sonatrach, cette mère nourricière de l’Algérie, qui ne doit pas être minée par de telles pratiques si nuisibles à sa réputation.



S'exprimant lors d'une rencontre sur l'Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH), M.Mustapha Guitouni a fait savoir que son département ministériel était déterminé à poursuivre son combat contre «la bureaucratie qui le rongeait» et s'engageait fermement dans un processus de transparence  permettant une célérité du traitement des dossiers, tout en veillant à l'intérêt suprême de la nation. «Nous allons venir à bout de cette bureaucratie qui nous ronge dans la mesure nous sommes décidés à changer», a promis le ministre.  Cette volonté de rassurer l’opinion sur les mesures à prendre, cache mal ce défaut de transparence qui caractérise le fonctionnement de tout le secteur de l’énergie et pas uniquement la Sonatrach. La crainte est d’autant plus grande que le ministre a précisé que le combat contre le fléau de la bureaucratie «était difficile». Ces déclarations décapantes du ministre de l’énergie interviennent après celles du PDG de Sonatrach,  M.Abdelmoumène Ould Kadour, qui avait choqué les algériens en qualifiant le groupe public de «machine bureaucratique».Ceci étant dit, on est certes rassurés de savoir que des mesures visant à fluidifier les circuits de ce secteur et mettre un peu de transparence dans les affaires, sont prises. Les Algériens souhaiteront également connaitre le manque à gagner de ce secteur stratégique à cause du «fléau bureaucratique» qui le gangrène depuis des années. Ils voudront surtout savoir si les scandales de corruption qui avaient ébranlé la Sonatrach en 2010 n’étaient pas liés à ce mode de gestion opaque que dénoncent aujourd’hui son PDG  et le ministre de l’énergie. Parce que, quand on parle de manque de «manque de transparence» et de «bureaucratie», l’algérien lambda pense logiquement aux critères  de choix de partenaires nationaux étrangers et aux contrats en milliards de dollars conclus avec les majors pétroliers notamment.

Ismain
Mardi 12 Juin 2018 - 18:14
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ACTUALITÉ
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