REFLEXION

HOPITAL DES ENFANTS (CANASTEL) : Des enfants brûlés dans une salle sans aucune norme d'hygiène

Après la mauvaise prise en charge des enfants cancéreux de l'hôpital de Ain El Beida et qui s’est soldée par la mort du jeune enfant qui a été transféré vers l'hôpital de l'EHU de l'USTO, revoilà actuellement un autre cauchemar qui vient de se reproduire au niveau du centre hospitalier des enfants de Canastel et plus précisément au niveau du service des brûlés, là où se trouvent des dizaines d'enfants brûlés en compagnie de leurs gardes malades.



Ces derniers, pour des travaux d'aménagement de leur bloc, ont été transférés sur décision de la direction de cet hospice vers une salle commune du service de rééducation. Une situation d’hospitalisation qui ne répond à aucune norme d'hygiène ni encore moins à une hospitalisation digne de ce nom, vu  l'état des lieux  qui ne répond à aucune norme d'hygiène ni encore moins d'une prise en charge à la mesure de la dimension est loin d’être respectée. Cette salle  selon la déclaration  des parents des malades ne possède  même pas de porte, juste un paravent qui  la sépare  des toilettes qui se trouvent également dans un état piteux dégageant des odeurs nauséabondes  et l'on ose parler de meilleure prise en charge des malades ; sachant bien entendu qu’un brulé a besoin d’une hygiène  rigoureuse durant son hospitalisation . Les infections sont monnaies  courantes dans cet établissement qui enfreint  à  certaines mesures de gestion rigoureuse. Il est  à voir et à constater de visu  dans quelles conditions ces enfants sont pris en charge et l'on se  demande si les responsables ont mesuré l’ampleur de cette situation, mettre autant de brulés dans une même salle il faut être spécialiste ou avoir été brulé pour comprendre cette situation. Car malgré tous les soins prodigués d'une brulure, elle dégage une certaine odeur pour un malade seul dans sa chambre alors qu’en est-il pour toute une douzaine avec leurs mères qui les accompagnent dans les mêmes lieux. Une salle où sont  hospitalisés ces jeunes enfants et où ils doivent s’alimenter personne ne pourra décrire le cauchemar de ces derniers. Certes, des travaux sont en cours mais n’aurait-il pas été préférable de les diviser en groupe de 2 ou trois malades dans des chambres équipées. C’est le seul service qui couvre toute la région ouest du pays, ce dernier service des brulés pédiatriques reçoit en évacuation une moyenne de 112 enfants par an. Parce que leur barrière cutanée est lésée, les grands brulés sont particulièrement sensibles aux infections. D’où la lutte contre la contamination invisible qui peut circuler dans l'air de la chambre. La brûlure diminue les défenses immunitaires du patient et donc augmente le risque d'infection, d'autant plus que la peau réalise une barrière naturelle aux microbes, et lorsqu'elle est détruite, cela crée une porte d'entrée supplémentaire", mais lorsque l’on voit ces conditions d’hospitalisation on ne peut s’étonner des conséquences. Un brulé rappelons-le garde des cicatrices indélébiles qui le marqueront pour le restant de ses jours, ajoutant à cela le choc psychologique et l’évolution parfois dangereuse des brûlures. La brulure brise l’identité des victimes, comme une chute le fait de l’existence d’une porcelaine. Devant cette mauvaise  situation qui n'augure rien de bon. Il est temps que les services concernés prennent des mesures qui s'imposent pour remédier à cette mauvaise prise en charge des enfants brûlés hospitalisés qui souffrent le martyre en compagnie de leurs parents et gardes malades au quotidien.

Medjadji H.
Lundi 10 Février 2020 - 16:07
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Oran
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