REFLEXION

HALIMA, 3 ANS, DISPARUE AU LARGE D’ORAN ! : El harga, Le drame continue

S’il y a un drame national qui devait mériter toutes les larmes de l’Algérie, il devait indubitablement être celui d’el-harga qui nous volent nos jeunes et moins jeunes. Et s’il devait y avoir une personne pour résumer toute cette tragédie se jouant à ciel ouvert, c’est désormais la petite Halima, 3 ans, disparue hier matin à 7 miles des côtes de Cap Falcon à l’Ouest d’Oran, à la suite du chavirement de la felouque de haragas.



L’affaire de la felouque qui a chaviré hier au petit matin à la hauteur de la côte Ouest d’Oran, est certes ordinaire allait-on dire, à la vue répétitive et récurrente de toutes ces centaines d’embarcations de fortune à bord desquelles des centaines de personnes quittent le territoire national en été tout comme en hiver, en la perspective fallacieuse d’un meilleur avenir au-delà de l’autre rive. Seulement, sa particularité, tant national que régional, réside dans ce fait d’avoir donné un désormais inoubliable titre à l’actualité algérienne de par la tragique disparition de la toute petite harraga du bled, et encore par un mois de janvier ! Tout avait commencé au petit matin dans une petite crique à la côte d’Ain Türck. Une fois regroupé, les candidats à l’émigration clandestine, avaient embarqué sur une infime felouque de 4,80 mètres, dans laquelle s’est engouffré pas moins de 17 personnes : des jeunes, des moins jeunes, mais aussi deux petites familles complètes, dont l’une composée du père, de la maman ainsi que deux enfants en bas âge, l’un âgé de 5 ans et sa petite sœur Halima âgé de 3ans, pour fuir un quotidien de malheur et la cave ou ils créchaient à la cité Perret dans le populaire quartier de Saint Pierre à Oran. Il ne restait à tout ce beau monde que de parcourir les…180 kilomètres séparant Oran des côtes ibériques. Mais au bout dune heure de navigation, à 7 miles de Cap Falcon (Oran), un bâtiment parmi les unités navales des garde-côtes a fait soudainement apparition et, à la vue duquel, le passeur tenant le gouvernail du petit « boté », ne s’est pas arrêté, préférant prendre … la fuite, apprend-on de sources confirmées. C’est ainsi que dans cette tentative de prise d’escampette, une malheureuse dangereuse manouvre est venue chavirer la frêle embarcation, culbutant par conséquence tous les occupants. Haragas lesquels ont été par la suite secourus, à l’exception d Halima, la petite jolie brunette de 3 ans, qui est toujours recherchée par la protection civile.  Une fois acheminés au port d’Oran par les garde-côtes, la maman de Halima, au bout d’une crise, a encore tenté de se suicider. La police les a emmenés pour les routières procédures avant leur passage devant le parquet.   Pour rappel, la semaine dernière, un homme et une femme avaient péri noyés lorsque l’embarcation qui transporté un groupe de haragas, avait chaviré ! Le drame continue…    

Ilies Benabdeslam
Mardi 23 Janvier 2018 - 19:37
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