REFLEXION

Grève de la faim dans une prison marocaine



Le Comité de Soutien au Mouvement Rifain dont le siège se trouve à  Paris  en France a révélé que Mahmoud Bohnouch, prisonnier politique marocain, condamné à 15 ans de prison ferme, et incarcéré à la prison de Selouane au Maroc sur fond du mouvement d’Al Hoceima, est en grève de la faim depuis jeudi 12 novembre 2020.  Ce geste a été engagé pour protester contre les restrictions systématiques et les conditions de détention difficiles qui lui sont imposées. Bohnouch estime que ses droits en détention n’ont pas été respectés par l'administration générale des prisons marocaines. Bohnouch se dit souffrir d’une politique d'indifférence à tous les niveaux et de négligence médicale délibérée de son état de santé dont il fait l’objet depuis son arrestation arbitraire. A présent, il est maintenu à l’isolement seul, tout comme son co-détenu Bilal Ahabbad qui est également isolé dans une autre aile de la prison. Les détenus Bilal Ahabbad et Mahmoud Bouhnouch avaient entamé une grève de la faim il y a quelques semaines afin qu'ils soient regroupés avec le reste de leurs camarades à la prison de Tanger 2, une demande qui a été ignorée et les parties concernées n'ont pas tenu leur promesse. Rappelons que le hirak populaire du Rif est un mouvement contestataire émanant du Rif dans le nord du Maroc et ayant lieu depuis octobre 2016, qui concerne principalement la population rifaine de Al Hoceïma, de Nador, de Berkane et de leurs régions, de la diaspora rifaine en Belgique et Pays-Bas et, à moindre échelle, certaines grandes villes du Maroc. Les premières contestations ont eu lieu le 8 mai 2016, où plusieurs Rifains de Talarwaq, après le désespoir du retour de leur terre par la voie judiciaires, entreront dans un sit-in ouvert. Cependant, l’événement majeur et déclencheur du mouvement est la mort, le 28 octobre 2016 à Al Hoceïma, du commerçant poissonnier Mohcine Fikri, broyé dans une benne à ordures alors qu'il avait décidé de faire un sit-in en arrière de celle-ci. Il tentait ainsi de s'opposer à la police, laquelle voulait jeter l'espadon qu'elle lui avait confisqué, parce que pêché en période interdite.

Réflexion
Dimanche 22 Novembre 2020 - 15:39
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NON-DITS
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